Isère (France) : Camille Galliard-Minier (Macronie) remporte largement la législative partielle face à Lyes Louffok (LFI)

Camille Galliard-Minier, candidate du parti présidentiel « Ensemble pour la République », a remporté la législative partielle dans la première circonscription de l’Isère avec 64,28 % des voix face à Lyes Louffok, soutenu par « La France insoumise » (LFI). Ce scrutin, marqué par une faible participation, faisait suite à la démission du député sortant Hugo Prevost (LFI), accusé de violences sexistes et sexuelles. »

Réactions et conséquences


Camille Galliard-Minier a remporté largement cette élection avec 64,23 % des voix. La participation a légèrement augmenté à 38,25 %, contre 35,86 % au premier tour. Dans une déclaration après sa victoire, elle a salué une « très belle soirée » et a souligné que « ce qui a gagné ce soir, c’est la voie du dialogue, du compromis et de l’unité nationale ». Avocate de formation et résidant dans la circonscription, elle a été suppléante d’Olivier Véran avant de lui succéder entre 2020 et 2022 à l’Assemblée nationale.

De son côté, Lyes Louffok a reconnu sa défaite et, sur X, a affirmé que « les urnes ont rendu leur verdict, mais elles ne marquent en rien la fin de mon combat ». Soutenu par le Nouveau Front populaire (NFP), il n’a pas réussi à convaincre suffisamment les électeurs et certains acteurs locaux l’ont accusé de « parachutage ».

LFI, dans un communiqué, a réagi en soulignant : « Une circonscription arrachée à la droite en 2024 par la mobilisation populaire retourne à sa représentation traditionnelle dans un contexte de forte abstention. »

Gabriel Attal, dirigeant du parti présidentiel Renaissance, a félicité cette victoire, la qualifiant de « réponse face aux agents du chaos », et a évoqué la perte de sièges par les extrêmes, affirmant que « nos compatriotes veulent de l’action et une France en paix ». Cette déclaration faisait écho à la récente victoire du macroniste Lionel Vuibert dans les Ardennes face au Rassemblement national.

Quant à François Bayrou, Premier ministre, il a salué une victoire de « grande signification locale et nationale ».

Contexte et déroulement


Cette législative partielle visait à remplacer Hugo Prevost, député LFI sortant, qui a démissionné en octobre après des accusations de violences sexistes et sexuelles. M. Prevost avait remporté la circonscription en 2024, après une triangulaire contre Olivier Véran.

Au premier tour de l’élection partielle, Lyes Louffok était arrivé en tête avec 28,33 % des suffrages, devant Mme Galliard-Minier à 26,57 %. Toutefois, l’élimination des candidats centristes, LR et RN, a permis un fort report des voix en faveur de la candidate macroniste au second tour.

Ce scrutin met en lumière des tensions au sein de la gauche, notamment à propos du choix de Lyes Louffok, investi par LFI malgré des réticences locales. Pierre Jouvet, secrétaire général du Parti socialiste, avait d’ailleurs exprimé en octobre : « Envoyer un candidat parachuté ne nous paraît pas optimal pour conserver cette circonscription. »

Enfin, l’ancienne candidate socialiste Lucie Castets et l’élue locale Amandine Germaine avaient renoncé à se présenter, entraînant des divisions internes qui ont pesé dans le résultat final.

Clara Höser

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