Le mercredi 22 janvier, en marge du Forum économique de Davos en Suisse, le président argentin, Javier Milei, a déclaré être prêt à se retirer du Mercosur afin de signer un accord de libre-échange avec les États-Unis d’Amérique. (Sources : AFP et BFMTV)
« Si c’était une condition extrême, oui », Javier Milei ouvre la porte à un départ de l’Argentine du Mercosur pour conclure un accord de libre-échange avec les États-Unis d’Amérique.
« Quitteriez-vous le Mercosur pour faire un accord de libre-échange avec les États-Unis ? » À cette question posée par un journaliste, mercredi 22 janvier, Javier Milei s’est montré très clair : « Si c’était une condition extrême, oui. » En marge du Forum économique de Davos, en Suisse, le président argentin n’a pas hésité à réaffirmer sa volonté de conclure en 2025 un traité de libre-échange avec son allié Donald Trump, rapporte BFMTV.
« Nous travaillons très dur » pour arriver à un accord, a soutenu le chef d’État argentin. Pour autant, l’avenir du Mercosur n’est pas encore mis en péril. Les présidents argentin et américain travaillent pour parvenir à un traité « sans devoir abandonner ce que nous avons sur le Mercosur », a assuré Javier Milei.
Javier Milei n’a pas précisé s’il négocierait cet accord seul ou avec ses partenaires du Mercosur, qui n’autorise théoriquement aucune négociation bilatérale sans l’accord des autres membres. Des discussions en 2022 entre l’Uruguay et la Chine avaient ainsi suscité l’opposition des autres membres.
Le président argentin a également précisé travailler avec l’alliance sud-américaine, rassemblant le Brésil, l’Argentine, l’Uruguay, le Paraguay et la Bolivie, pour s’assurer que l’organisation « ne soit pas un obstacle à la progression vers le libre-échange ». À noter que la communauté économique n’autorise théoriquement aucune négociation bilatérale sans l’accord des autres membres.
« Nous disons donc qu’il est possible d’y parvenir sans devoir abandonner ce que nous avons sur le Mercosur », a précisé Javier Milei, ajoutant qu’il travaille avec les pays de l’alliance sud-américaine afin que cette organisation « ne soit pas un obstacle à la progression vers le libre-échange ».
Accord avec l’UE en suspens
Créé en 1991, le Mercosur, abréviation du « marché commun du sud », rassemble cinq pays: Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay et depuis 2023 la Bolivie -le Venezuela est lui suspendu depuis 2016.
En décembre, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a annoncé la conclusion des négociations en vue de l’accord entre l’UE et le Mercosur, qui doit encore être ratifié. Mais plusieurs pays ne sont pas satisfaits de l’accord, à commencer par la France qui tente de rallier d’autres pays européens pour bloquer l’accord.
Joseph Kouamé