Le « patron » des députés communistes à l’Assemblée Nationale française, André Chassaigne, va quitter son poste de député pour retourner à la mairie de Saint-Amant-Roche-Savine, dans le Puy-de-Dôme, qu’il a dirigée entre 1983 et 2010, a-t-il indiqué mardi à l’AFP.
Le patron des députés communistes André Chassaigne va quitter ses fonctions cette année, même si aucune date n’est encore fixée.
«J’envisage d’interrompre mon mandat mais aucune date n’est encore fixée», a déclaré le député de 74 ans, élu à l’Assemblée depuis 2002. «Il est temps que je cède ma place à un député d’une autre génération», a-t-il expliqué, en ajoutant qu’il prendrait «un simple mandat d’adjoint, sans indemnité», à Saint-Amant-Roche-Savine. «En quelque sorte un retour en toute humilité à mon premier mandat municipal», précise-t-il.
Personnalité respectée de l’Assemblée, André Chassaigne, connu pour son franc-parler et sa défense des milieux ruraux, est le président du groupe GDR (qui regroupe élus communistes et ultra-marins au palais Bourbon) depuis 2012. L’été dernier, il avait été le candidat du « Nouveau Front populaire » pour la présidence de l’Assemblée mais avait été battu 220 voix à 207 par Yaël Braun-Pivet.
«Quant à ma succession à la tête du groupe GDR, rien n’est encore fixé puisque mon départ n’est pas encore daté. Le moment venu, les députés du groupe GDR feront leur choix en toute indépendance», indique également André Chassaigne à l’AFP.
«Son départ devrait arriver avant l’été. Et Stéphane Peu tient la corde pour le remplacer», précise cependant un responsable communiste. Député de Seine-Saint-Denis, Stéphane Peu, 62 ans, avait défendu lors du dernier congrès du PCF en 2023 un texte d’orientation opposé à celui du secrétaire national Fabien Roussel et plus favorable à l’alliance de tous les partis de gauche.
Didier Maréchal