Les velléités d’invasion du Groenland par le président américain Donald Trump ont conduit les députés européens à prendre des mesures pour soutenir le Danemark et son territoire autonome. Le président américain, qui a exprimé à plusieurs reprises son désir de s’emparer du Groenland, a provoqué des réactions fermes de la part des autorités danoises, soutenues par l’Union européenne.
Le ministre danois des Affaires étrangères a été clair : “Trump n’aura pas le Groenland. Le Groenland, c’est le Groenland”. De son côté, la Première ministre danoise a entamé une tournée européenne afin de réclamer un soutien politique à l’échelle de l’UE face aux menaces du président américain. Bien que la situation demeure tendue, le Danemark se prépare à tous les scénarios en investissant 2 milliards d’euros pour renforcer la sécurité dans l’Arctique. Ces fonds serviront notamment à l’acquisition de trois nouveaux navires et de drones à longue portée pour protéger le territoire.
L’Union européenne en soutien au Danemark
Si le Danemark se montre vigilant, l’Europe tente avant tout de s’organiser pour contrer les ambitions de Trump sans recourir à l’escalade militaire. La réponse la plus forte vient du Parlement européen, où plusieurs députés se mobilisent. Valérie Hayer, cheffe du groupe Renew, est actuellement en mission au Groenland pour discuter avec les dirigeants locaux de la possibilité d’une procédure d’adhésion accélérée à l’UE. Le Groenland, bien que faisant partie du Danemark, ne fait pas partie de l’Union européenne, un statut particulier qui pourrait devenir un point de discorde dans les mois à venir.
Nathalie Loiseau, députée Renew, a quant à elle proposé d’envoyer des soldats européens pour protéger l’île, soulignant l’importance stratégique du Groenland. Ces propositions témoignent d’une volonté de soutien fort, en réponse aux menaces de Trump. À la tribune du Parlement européen, les discours anti-Trump se multiplient. “Cher président Trump, le Groenland fait partie du Royaume du Danemark depuis 800 ans. Il n’est pas à vendre… Allez-vous faire voir”, a déclaré le député danois d’extrême-droite Anders Primdahl Vistisen, fermant ainsi la porte à toute négociation sur ce territoire.
Une réponse plus discrète de la France et de l’Allemagne
Les réponses venant des pays européens, en particulier du couple franco-allemand, ont été plus mesurées. La France et l’Allemagne sont restées silencieuses pendant plusieurs semaines face aux déclarations de Trump. Cependant, après la tournée diplomatique de la Première ministre danoise à Berlin et Paris, les premiers signes de soutien ont émergé. Le président français Emmanuel Macron n’a pas fait de déclaration publique, mais Jean-Noël Barrot, le chef de la diplomatie française, a exprimé le soutien de la France, déclarant : “Si le Danemark sollicite la solidarité des États membres, la France répondra présente”.
Alors que les tensions restent vives, l’UE semble se préparer à renforcer son engagement envers le Danemark et à soutenir une démarche d’adhésion du Groenland. Les prochains mois s’annoncent cruciaux pour l’avenir de cette île stratégique, au carrefour des enjeux géopolitiques mondiaux.