Astronomie : « Voyager 1 » franchit une nouvelle frontière très loin de la Terre

La sonde « Voyager 1 », lancée en 1977, continue son incroyable périple dans l’espace interstellaire. Après une panne inquiétante, elle a pu reprendre ses communications et vient de dépasser la barre des 25 milliards de kilomètres de la Terre.

Il y a quelques mois, les scientifiques du Jet Propulsion Laboratory (JPL) ont bien cru perdre « Voyager 1 ». Cet engin, lancé il y a près de cinquante ans, a traversé le système solaire en passant par Jupiter et Saturne avant de s’enfoncer dans l’espace lointain. Après avoir quitté l’héliosphère, la zone d’influence du Soleil, elle poursuit son voyage en envoyant des données inestimables, malgré l’épuisement progressif de sa source d’énergie nucléaire.

À plus de 24 milliards de kilomètres de la Terre, un dysfonctionnement de sa mémoire a manqué de couper toute communication avec notre planète. La sonde n’envoyait plus que des suites de 0 et de 1 incompréhensibles. Grâce aux efforts des équipes du JPL, la panne a été identifiée et contournée, permettant à Voyager 1 de reprendre sa mission.

Désormais, la sonde a franchi le cap des 25 milliards de kilomètres, avançant à une vitesse de 61 000 km/h. Sa distance à la Terre varie légèrement en raison de l’orbite terrestre, mais par rapport au Soleil, elle est actuellement à 24,8 milliards de kilomètres. Au printemps, elle atteindra définitivement les 25 milliards de kilomètres, et en 2027, elle parviendra à un jour-lumière, soit 25,9 milliards de kilomètres.

Pendant ce temps, « Voyager 2 » suit son aînée de près, évoluant à environ 21 milliards de kilomètres de la Terre et 20,6 milliards de kilomètres du Soleil. Pour préserver son énergie, un de ses instruments scientifiques a dû être éteint, l’objectif étant de maintenir au moins un appareil en fonctionnement jusqu’aux années 2030.

Clara Höser

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