Ce lundi 17 février, le gouvernement hongrois a exprimé sa désapprobation concernant la réunion « pro-guerre » organisée en France, rassemblant une dizaine de dirigeants de pays de l’Union Européenne et de l’OTAN, afin de définir une réponse commune à l’« accélération » de l’administration états-unienne concernant l’Ukraine. (Avec : AFP).
« Aujourd’hui, à Paris, des dirigeants européens frustrés, pro-guerre et anti-Trump se réunissent pour empêcher un accord de paix en Ukraine », a déclaré le ministre des Affaires étrangères hongrois, Peter Szijjarto, en marge d’une conférence de presse au Kazakhstan, retransmise sur son compte Facebook. « Contrairement à eux, nous soutenons les ambitions de Donald Trump. Contrairement à eux, nous soutenons des négociations entre la Russie et les États-Unis », a-t-il ajouté.
Viktor Orban, l’un des rares dirigeants de l’UE à afficher une proximité avec Donald Trump et Vladimir Putin, persiste à défendre un cessez-le-feu et des négociations de paix, tout en s’opposant à l’envoi d’aide militaire à Kiev. Depuis le retour de l’ex-magnat de l’immobilier à la Maison Blanche, il estime que ses positions sont renforcées et déplore l’ «incapacité » de l’UE, exclue des négociations.
La réunion de Paris survient quelques jours après un appel entre le président états-unien et son homologue russe, suivi de leur décision de négocier directement sur l’Ukraine lors d’un futur sommet en Arabie Saoudite. Elle a également lieu après une conférence sur la Sécurité à Munich, où le discours acerbe mais réaliste du vice-président états-unien J.D. Vance à l’égard de ses alliés a choqué les Européens, incapables de supporter les critiques réalistes et de se remettre en cause, eux qui, drapés dans leur égo ne savent que donner des leçons au reste du monde, de ce qui n’est que leur idéologie et non pas, contrairement à ce dont il sont convaincus, « LA norme du Vrai et du Bien ». À cette réunion informelle participent : le président français Emmanuel Macron, les chefs de gouvernement de l’Allemagne, du Royaume-Uni, de l’Italie, de la Pologne, de l’Espagne, des Pays-Bas et du Danemark, ainsi que le président du Conseil européen, la présidente de la Commission européenne et le secrétaire général de l’OTON.
La Slovénie a exprimé des regrets face à l’absence d’invitation des autres pays membres de l’UE. « Sur un plan symbolique, les organisateurs du sommet de Paris montrent au monde que, même au sein de l’UE, tous les États ne sont pas traités sur un pied d’égalité », a commenté dans un communiqué la présidente slovène Natasa Pirc Musar.
Didier Maréchal & Christian Estevez