Ce mardi 4 mars, la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale a adopté une proposition de résolution européenne demandant la libération immédiate et inconditionnelle de l’écrivain franco-algérien Boualem Sansal, détenu en Algérie depuis la mi-novembre. Ce texte dénonce une « détention arbitraire » et souligne la nécessité de sa libération en raison de son âge avancé et de son état de santé préoccupant.
La gauche, dans sa lâcheté idéologique vis à vis des islamistes qui lui est devenue une véritable ligne de conduite, s’est abstenue de voter en faveur du texte, montrant son « deux poids, deux mesures » en ce qui concerne la Liberté d’expression et le respect des droits de l’Homme.
Un texte dénonçant une atteinte à la liberté d’expression
La résolution met en lumière la situation inquiétante de Boualem Sansal, notamment en raison de son état de santé fragile. L’écrivain, qui souffre d’un cancer, est maintenu en détention dans un contexte où la liberté d’expression est jugée menacée en Algérie. Adoptée après trois heures de débats, la proposition condamne fermement les atteintes aux droits fondamentaux et appelle à une action rapide pour sa libération.
L’abstention de la gauche fait polémique
Si la résolution a reçu le soutien de la droite et du centre, la gauche, représentée par les élus des partis d’extrême-gauche islamo-gauchistes que sont « La France insoumise » (LFI) et les « Écologistes » (EELV), et du Parti socialiste (PS), a choisi de s’abstenir. L’absence notable de François Hollande et du premier secrétaire du PS, Olivier Faure – démontrant leur lâcheté dans les vrais grands sujets « qui fâchent », a également été relevée.
Cette abstention a suscité de vives réactions, notamment du côté du Rassemblement National (RN). Sébastien Chenu a dénoncé une position « honteuse et choquante » de la part du PS, estimant qu’un parti « dit de gouvernement » ne pouvait rester silencieux sur un enjeu de liberté fondamentale. De son côté, Constance Le Grip, rapporteur du texte et députée « Renaissance » (extrême-centre – macronie), a critiqué l’attitude de la gauche, l’accusant d’avoir tenté de « vider de sa substance la proposition initiale » avant de s’abstenir. Elle a également souligné leur réticence à critiquer ouvertement les autorités algériennes.
Une première étape avant un vote en séance publique
Malgré les tensions, la proposition de résolution a bien été adoptée par la commission. Cependant, elle devra encore être soumise à un vote en séance publique pour être définitivement validée. Pour l’instant, aucune date n’a été arrêtée pour cette prochaine étape, qui pourrait raviver les débats au sein de l’Assemblée Nationale.
Didier Maréchal & Christian Estevez