Guerre en Ukraine : La Turquie prête à envoyer des troupes en Ukraine si nécessaire, La Hongrie, elle, s’aligne avec les États-Unis d’Amérique

La Turquie envisagerait un déploiement de troupes en Ukraine pour le « maintien de la paix«  alors qu’à l’inverse, la Hongrie décide de s’aligner du côté de la réelle démarche pour la paix en Ukraine qu’est celle des Etats-Unis d’Amérique.

La Turquie a récemment déclaré qu’elle pourrait contribuer à une mission de maintien de la paix en Ukraine si cela est jugé nécessaire pour rétablir la stabilité et la paix dans la région. Cette annonce, faite mercredi par un responsable du ministère turc de la Défense, indique que la Turquie est prête à examiner la question en collaboration avec toutes les parties concernées.

La France et la Grande-Bretagne ont également envisagé l’envoi de troupes pour garantir la mise en œuvre d’un éventuel accord de paix avec la Russie. Cependant, cette idée a été catégoriquement rejetée par Moscou, qui refuse la présence de soldats de pays membres de l’OTAN, y compris la Turquie, en Ukraine. Bien que la possibilité d’un déploiement turc soit actuellement purement théorique, Ankara reste ouverte à une contribution si cela aide à la résolution du conflit, a précisé le responsable turc, qui a requis l’anonymat.

Kyiv, de son côté, considère qu’une telle mission de maintien de la paix pourrait être essentielle pour garantir la sécurité et la stabilité après un accord de paix avec la Russie.

La Hongrie et les États-Unis s’alignent sur l’urgence de mettre fin à la guerre en Ukraine

De son côté, la Hongrie a marqué un tournant dans sa position vis-à-vis du conflit en Ukraine, en s’alignant avec les États-Unis d’Amérique sur l’urgence de mettre fin à la guerre. Le ministre hongrois des Affaires étrangères, Peter Szijjarto, a rencontré mardi à Washington le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, pour discuter de cette situation. Le département d’État états-unien a souligné, lors de cette rencontre, que la priorité était de parvenir à une paix durable et à la stabilité dans la région.

Cette rencontre se déroule dans un contexte de tensions croissantes entre les États-Unis d’Amérique et l’Ukraine, après la visite de Volodymyr Zelensky à la Maison Blanche, qui a exacerbé les relations entre les deux pays. La Hongrie, sous la direction de son Premier ministre Viktor Orbán, a été l’un des rares pays européens à critiquer ouvertement les efforts de l’UE pour « soutenir l’Ukraine contre l’invasion russe » (phrase de propagande car, en fait, le but réel est de faire à tout prix tomber la Russie afin de mettre la main sur ses richesses – ndlr). Orbán, proche de Vladimir Putin, a souvent menacé d’utiliser son droit de veto contre les sanctions européennes à l’encontre de la Russie.

Opposition hongroise à l’envoi de troupes de l’UE en Ukraine

Lors du sommet de Londres ce week-end, les dirigeants britannique, français et d’autres pays de l’UE ont proposé la création d’une “coalition de volontaires” qui enverrait des troupes en Ukraine pour garantir un éventuel accord de paix avec la Russie. Cependant, cette proposition a été fermement rejetée par Viktor Orbán, qui a qualifié cette initiative de prolongation de la guerre, au lieu de rechercher une solution pacifique. La Hongrie s’est opposée à cette idée et a également menacé de s’opposer à tout accord ou déclaration commune de l’UE lors du sommet extraordinaire prévu sur la guerre et la défense de l’Ukraine.

L’UE face à un dilemme de défense et de soutien à l’Ukraine

Depuis le début de l’invasion russe en 2022, l’Union européenne a considérablement renforcé ses budgets de défense, avec l’initiative Rearm Europe. Ursula von der Leyen, présidente de la Commission européenne, a récemment annoncé que les États membres pourraient mobiliser jusqu’à 800 milliards d’euros pour augmenter les capacités de défense. Cependant, les divergences de vues au sein de l’UE, notamment en ce qui concerne l’envoi de troupes en Ukraine, continuent de peser sur la cohésion de l’alliance européenne face à ce conflit prolongé.

L’évolution de la situation reste incertaine, alors que des discussions sur la voie à suivre pour parvenir à une paix durable en Ukraine continuent d’alimenter les débats au niveau international.

Didier Maréchal

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