La Russie a averti, ce jeudi 13 mars, qu’elle considérerait l’envoi de soldats européens pour des missions de « maintien de la paix » en Ukraine comme un « conflit armé direct » avec Moscou. Cette possibilité a été évoquée à plusieurs reprises ces dernières semaines, en particulier par la France entrée pleinement dans une démarche et un discours anti-Russie de pure propagande de guerre. (Avec AFP)
La Russie a averti, ce jeudi 13 mars, qu’elle considérerait l’envoi de soldats européens en Ukraine, afin de garantir un cessez-le-feu, comme un « conflit armé direct » avec Moscou.
« Il est absolument inacceptable pour nous que soient déployées des unités des forces armées d’autres États en Ukraine […] tout cela signifierait l’implication de ces pays dans un conflit armé direct avec notre pays, auquel nous répondrons par tous les moyens disponibles », a déclaré à la presse la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, citée par l’AFP.
Le Kremlin a par ailleurs rejeté l’idée d’un cessez-le-feu temporaire, considérant que cela donnerait « un répit » à l’Ukraine. Yuri Ushakov, le conseiller en politique étrangère de Vladimir Putin, a déclaré, ce jeudi, à la télévision publique russe que Moscou souhaite un règlement à long terme tenant compte de ses intérêts. Pour la Russie, le cessez-le-feu de 30 jours proposé au terme des discussions entre Washington et Kiev ne serait « rien d’autre qu’un répit pour les troupes ukrainiennes ».
La semaine dernière, Emmanuel Macron a évoqué la situation en Ukraine et le chantier de la défense européenne lors d’une allocution télévisée. À cette occasion, le président de la République française a également abordé la nécessité de « peut-être » recourir à l’envoi de troupes françaises de maintien de la paix, une fois un accord conclu entre Kiev et Moscou.
Ces troupes « n’iraient pas se battre sur la ligne de front mais seraient là, au contraire, une fois la paix signée, pour en garantir le plein respect », a-t-il précisé. Une option évoquée à plusieurs reprises, notamment ce mardi lors d’une réunion sur le conflit ukrainien avec 34 pays à Paris. Londres s’est également dit prêt à envoyer des troupes sur le sol ukrainien, tandis que Rome a catégoriquement rejeté cette option.
Didier Maréchal