Alors que la technologie VAR sera bien opérationnelle, le quart de finale aller de la Ligue des nations entre la Croatie et la France, ce jeudi soir à Split, se jouera sans goal line technology. Une absence qui pourrait peser lourd en cas de situation litigieuse devant les buts.
Les Bleus privés de technologie sur la ligne de but
Les arbitres de la rencontre ne pourront pas compter sur la technologie sur la ligne de but (goal line technology) pour valider ou non les buts marqués de justesse. Ils devront juger à l’œil nu si le ballon a franchi intégralement la ligne, ce qui peut laisser place à l’erreur, surtout lors d’actions rapides ou confuses dans la surface.
Pourquoi ? Selon le règlement de l’UEFA, cette technologie coûteuse n’est pas obligatoire pour la Ligue des nations. Son installation est à la charge de l’équipe qui reçoit, en l’occurrence la Croatie, qui n’a pas souhaité ou pu investir dans ce dispositif pour le match au stade Poljud de Split.
Un précédent amer pour les Bleus
Ce n’est pas une première pour l’équipe de France. Le 21 novembre 2023, face à la Grèce en éliminatoires de l’Euro 2024 (2-2), les Bleus avaient vu un but de la victoire annulé en fin de match, faute de goal line technology. Un centre dévié par Kingsley Coman semblait avoir franchi la ligne, mais l’arbitre Daniel Siebert avait refusé le but, provoquant la colère de Lucas Hernandez : « Ce n’est pas possible que des choses comme ça arrivent ».
Une polémique récurrente dans le football européen
La Liga espagnole, qui n’utilise toujours pas cette technologie, a connu une polémique similaire en avril 2024 lors d’un clasico Real Madrid – FC Barcelone. Lamine Yamal, pensant avoir marqué sur corner, avait vu le ballon repoussé par le gardien Andriy Lunin, probablement après que celui-ci ait franchi la ligne. Impossible de le confirmer, faute de goal line. Une décision contestée, qui a relancé le débat sur l’usage inégal de la technologie.
En Ligue 1, la goal line technology est en place depuis la saison 2015-2016. Elle avait, par exemple, permis au Paris Saint-Germain d’éviter un but fantôme contre Nice en avril 2023, alors que le ballon avait frôlé la ligne sans la franchir entièrement.
Une prudence accrue pour les attaquants français
Les Bleus devront donc se montrer sans équivoque dans leurs frappes et s’assurer que le ballon a bien touché les filets s’ils veulent éviter tout litige. Dans une confrontation aussi serrée qu’un quart de finale européen, l’absence de technologie pourrait faire la différence.