France : Mohamed Amra, le narcotrafiquant en détention, porte plainte pour violences contre des agents pénitentiaires

Après neuf mois de cavale et une arrestation spectaculaire en Roumanie, le narcotrafiquant Mohamed Amra fait de nouveau parler de lui. Incarcéré à la prison de Condé-sur-Sarthe, dans l’Orne (France), il affirme avoir été violenté par des surveillants pénitentiaires le 24 mars 2025 et annonce son intention de porter plainte contre trois agents.

Des violences présumées lors d’une intervention en cellule

Selon des informations révélées par RTL et confirmées par les avocats du détenu au journal « Le Parisien », Mohamed Amra aurait été projeté au sol et maintenu par plusieurs surveillants, qui auraient exercé une pression avec leurs pieds sur son bras, son bassin et sa cheville, causant notamment une blessure au pied. Avant cette intervention musclée, les agents lui auraient demandé de s’allonger au sol, une injonction qu’il aurait « mal comprise ».

Les avocats du détenu ont déposé une requête en référé-liberté afin d’obtenir les enregistrements des caméras de surveillance de la prison, dans l’objectif de faire toute la lumière sur l’incident.

Une version contestée par l’administration pénitentiaire

La direction de l’administration pénitentiaire confirme bien la date de l’événement, mais conteste le récit du détenu. Selon elle, Mohamed Amra aurait résisté aux agents et porté deux coups de pied dans une grille de sa cellule. Il se serait blessé seul, dans un contexte de tension au moment de l’intervention.

Face à ces deux versions divergentes, l’accès aux images de vidéosurveillance pourrait être un élément clé pour déterminer les responsabilités.

Un détenu au profil très médiatisé

Âgé de 30 ans, Mohamed Amra s’était évadé le 14 mai 2024 lors d’un transfert pénitentiaire au péage d’Incarville, dans l’Eure. Son évasion, d’une rare violence, avait coûté la vie à deux agents pénitentiaires. Recherché activement à travers l’Europe, il avait finalement été interpellé à Bucarest, en Roumanie, le 22 février 2025, après neuf mois de cavale.

Depuis son extradition, il est placé en détention provisoire dans une unité sécurisée du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, établissement connu pour accueillir les détenus les plus dangereux de France.

L’enquête interne et les démarches judiciaires engagées par la défense d’Amra devraient permettre d’éclaircir les circonstances de l’altercation du 24 mars. Ce nouvel épisode ajoute une tension supplémentaire à un dossier déjà explosif.

Didier Maréchal

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