Le danger du« Frérisme », de plus en plus présent en France, selon un rapport à paraître prochainement.

Le mouvement islamiste «frériste » est un danger de plus en plus présent dans toutes les sphères de la société française. C’est la conclusion d’un rapport bientôt disponible commandé par le ministère de l’Intérieur sur l’influence grandissante de cette mouvance islamiste en France. Écrit par le diplomate Pascale Gouyette et le préfet François Courtade,il alerte sur le danger que constitue cette organisation islamiste qui a pris de l’essor durant le « Printemps arabe » et dont l’objectif affiché est « d’étendre la terre de l’islam » (mais absolument rigoriste) à travers le monde.

Les premières informations du rapport

Encore secret, ce rapport dont le Journal « L’Opinion » à pu se procurer quelques lignes, identifie le mouvement islamiste rigoriste « les Frères musulmans » comme « une menace qui s’étend de manière pernicieuse et progressive » dans l’hexagone. La confrérie est notamment pointée du doigt dans plusieurs affaires de radicalisation islamiste et d’ingérence étrangère en France, ce qui selon, les mots du rapport, représenterait un risque majeur pour la « cohésion sociale ».

« Les Frères musulmans ont une organisation et un mode opératoire visant à faire basculer toute société, tout un territoire, dans la charia», rapporte le document. On n’est un cran au-dessus des actions de la mouvance salafiste traditionnelle, réduite, elle, à la mise en place « des petites enclaves islamistes ».

Pour atteindre cet objectif l’organisation s’appuie sur un mode opératoire notamment « des associations sportives, culturelles » pour « maîtriser les mosquées » a révélé le ministère de l’Intérieur au journal « L’Opinion ». On apprend ainsi qu’environ 130 à 140 lieux de culte musulman seraient sous le contrôle « frériste » tout comme les lycées Averroès de Lille, Al Kindi, près de Lyon, l’institut de formation de Château-Chinon ou, encore, l’ex-CCIF, des institutions dont les contrats d’association avec l’État ont pour la plupart des cas été résiliés. La menace de cette organisation islamiste est réelle et même l’espace politique n’y échappe pas selon l’entourage de Bruneau Retailleau, qui présente la confrérie comme « la matrice de l’islam politique». Une « menace de subversion » d’islamistes qui « eux ne portent pas de barbes » et « gagnent du terrain parmi les musulmans lambda » martèle-t-on à Place Beauvau, en réaction à la sortie prochaine de ce rapport.

Les Frères musulmans en quelques actions en Egypte, Syrie et en Belgique

Les Frères musulmans » sont nés en 1928 en Égypte, à Ismaïlia, au nord-est du Caire, sur les rives du canal de Suez. Fondée par le cheikh Hassan Al-Banna, l’organisation sunnite et réformiste se fixe deux objectifs : libérer le pays du joug britannique, et prendre le pouvoir d’une Égypte nouvelle imprégnée des valeurs de l’islam. Persuadés que le pays pourra se débarrasser du colonialisme occidental s’il se recentre sur les valeurs musulmanes, « les Frères musulmans » entendent islamiser le pays dans une optique de « progrès » et de renaissance arabe. Mais l’assassinat, en 1949, du guide suprême Al- Banna, grand-père du théologien Tariq Ramadan, marque un tournant.

Désormais « les Frères » optent pour la violence politique et créé une branche armée secrète et clandestine. En ligne de mire, la puissance britannique et, bientôt, l’armée, qui réprime sévèrement le mouvement. Celui-ci est interdite en 1948 et dissoute en 1950. L’organisation va subir une répression sous Nasser, qui fut pourtant proche de celle-ci selon plusieurs analystes de la région. Les années 1960 sont sanglantes et marquées par une chasse aux sorcières.

L’organisation, qui entretient le mythe de la persécution, se fixe pour objectif de déloger les militaires et de rétablir le pouvoir civil. Reconnue comme organisation religieuse en 1984 par Hosni Moubarak, elle présentera à chaque élection des candidats indépendants. Son rôle, quoi que discret lors de la révolution qui fait tomber Moubarak, n’est pas à négliger.

En Syrie, dès 1977, une séries d’attentats vise les symboles du régime. On accuse d’abord les irakiens puis le mouvement des « Frères musulmans ». Hafiz al-Asad ( père de Bachar al Assad ) répond à ces attentats, qui se transforment entre 1981 et 1982 en soulèvements sanglants, par une répression terrible faisant plusieurs morts. Dans cette terrible épreuve de force menée par l’organisation « les Frères musulmans », Hafiz al- Assad réussi une certaine dépolitisation, sauvant tant bien que mal son pouvoir.

Il y a quatre ans, Georges Dallemagne, député belge du CDH, faisait des déclarations pertinentes au sujet des « Frères musulmans » en Belgique et de l’influence qu’exercent les pays étrangers dans le sillage de cette mouvance pour infléchir la démocratie en Belgique. Accompagné dans cette bataille avec un ancien frériste, Mohamed Louizi, ils avaient réussi à mettre en exergue les méthodes de recrutement de la confrérie et informé pour dénoncer le double langage des adeptes, la stratégie « des petits pas » vers le djihadisme .

Dans les démocraties occidentales – et notamment en Belgique -, les Frères condamnent publiquement les attaques et actions islamistes mais continuent de glorifier les djihadistes dans leurs mosquées où l’on prêche la haine contre les « koufars »( les « mécréants » – autrement dit

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