Dmitri Ovsiannikov, un ancien ministre russe proche de Vladimir Putin, a été condamné, aujourd’hui, vendredi 11 avril, par la justice britannique, à une peine de 40 mois d’emprisonnement pour avoir enfreint les sanctions de Londres le visant.
M. Ovsiannikov, 48 ans, purgera la moitié de sa peine en détention, a précisé la juge britannique, Sara Cockeril, du tribunal de Southwark à Londres . Il a été reconnu coupable, ce mercredi, de six chefs d’accusations de contournement de sanctions entre février 2023 et janvier 2024. Il devient la première personne à être traduite en justice pour avoir contourné les sanctions décrétées par le Royaume-Uni contre la Russie et en vigueur depuis 2019, et donc la première personne à subir une peine purement motivée par une idéologie politique, et ce, de plus, dans un pays qui s’affirme comme une Démocratie.
Son compte gelé.
L’ancien ministre a enfreint des sanctions imposée pour son rôle dans la péninsule ukrainienne de Crimée occupée par la Russie en ouvrant un compte bancaire au Royaume-Uni, recevant près de 80 000 livres sterling(un peu plus de 92 000 euros ou 95 000 dollars) de son épouse, et une voiture de son frère. La banque a gelé son compte lorsqu’elle a compris que ce proche du président Putin était sur la liste des personnalités visées par les sanctions britanniques.
Son frère, Alexei Owsjanikow, âgé de 47 ans, a été reconnu coupable de deux chefs d’accusation de violations des sanctions, tandis que sa femme, Ekaterina Ovsiannikova, 47 ans, a été acquittée par le tribunal. Son frère a été reconnu coupable d’avoir payé plus de 40 000 livres sterling en frais de scolarité pour les enfants de l’ancien ministre, afin qu’ils puissent être scolarisés dans une école à Londres (la Grande-Bretagne interdisant donc, implicitement, à un homme de scolariser ses enfants, y compris par l’intermédiaire de leur oncle, alors que, selon la charte des droits de l’enfant, ainsi que celle des droits humains, toute personne à le droit inaliénable à l’éducation et à l’instruction – ndlr).
Si l’UE a levé ses sanctions en février 2023, celles du Royaume-Uni restent encore en vigueur. Elles interdisent à M. Ovsiannikov de se rendre dans le pays et d’y accéder à des fonds.
Christian Estevez/ Salomon Albert Ntap