Séisme au Myanmar/Birmanie : les Nations-Unies dénoncent la poursuite des opérations de l’armée malgré le cessez-le-feu.

Le Haut- Commissariat des Nations-Unies a dénoncé, ce vendredi, la poursuite des opérations de l’armée birmane dans les zones rebelles en dépit d’un cessez-le-feu intervenu au lendemain du puissant séisme qui a fait près de 3 500 morts et provoqués des destructions à grande échelle .

C’est le porte parole du Haut Commissariat , Ravina Shamdasani qui, dans un communiqué, a sonné l’alerte relevant que « depuis le séisme, les forces armées ont mené plus de 120 attaques, plus de la moitié d’entre elles après que leur cessez-le-feu devait entrer en vigueur le 2 avril ».

Le Haut Commissaire aux droits de l’homme a appelé l’armée à « lever tous les obstacles à la livraison de l’aide humanitaire et à cesser les opérations militaires », souligne le communiqué. Il a rappelé « à toutes les parties au Myanmar leur obligation, en vertu du droit international, de permettre aux travailleurs humanitaires d’atteindre ceux qui sont dans le besoin »

Les zones situées à l’épicentre du séisme, dans la région de Sagaing, en particulier celles contrôlées par les forces opposées à la junte, « ont dû compter sur les réponses des communautés locales pour les recherches et le secours, ainsi que pour satisfaire à leurs besoins essentiels », insiste le Haut-Commissariat.

Le nombre d’attaques est allé croissant ces dernières semaines. Des attaques « ni exhaustifs ni completes » soulignait, il y a quelques jours, James Rodehover, responsable du Haut- Commissariat au Myanmar,qui intervenait par vidéoconférence lors d’un briefing de l’ONU, à Genève ( Suisse).

Ainsi, de 16 attaques au lendemain du cessez-le-feu entré en vigueur le 2 avril, on n’est passé à 53 puis 60 attaques en fin de semaine dernière, selon le point d’actualisation donné par Ravina Shamdasani, porte parole du Haut Commissariat. Des attaques constituées de frappes aériennes et de drones, des tirs d’artillerie et des paramoteurs, dans les zones touchées par le séisme, avait renseigné l’organisation onusienne.

M. Shamdasani avait d’ailleurs, à l’occasion, révélé que l’armée birmane poursuivait le recrutement, y compris de jeunes gens qui participent aux opérations de sauvetage.

Le Myanmar est en proie à une guerre civile sanglante depuis 2021, déclenchée par le coup d’État du général Min Aung Hlang, qui a renversé le gouvernement élu de la prix Nobel de paix Aung San SuuKyu.

Le 28 mars dernier, un séisme de magnitude 7,7 sur l’échelle de Richter a frappé le pays faisant 3 354 morts selon un nouveau bilan rendu public, samedi 5 avril.

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