La Pologne est confrontée à « une tentative d’ingérence » de la part de la Russie, dans son élection présidentielle à déclaré mardi 6 mai, le ministre des affaires numériques, lors d’une conférence de presse à Varsovie.
Alors que s’approche le premier tour du scrutin présidentiel en Pologne, prévu pour le 18 mai, son ministre des affaires numériques Krzysztof Gawkowski, a dénoncé mardi 6 mai, lors d’une conférence de presse une tentative d’ingérence «sans précédent » dans le processus électoral de la part de la Russie.
En cause selon Varsovie, son aide précieuse à l’Ukraine dans le cadre de la crise qui l’oppose à la Russie. Une tentative d’ingérence qui passe par le sabotage, des cyberattaques et une campagne de désinformation des autorités de Moscou.
L’alerte est maximale dans tout le pays et on redoute l’annulation de l’élection présidentielle, comme en Roumanie en décembre, où des soupçons d’ingérence russe avaient été aussi invoquées.
Lors d’une conférence de presse mardi 6 mai, Krzysztof Gawkowski a dénoncé cette ingérence russe symbolisée par « la diffusion de désinformation, combinée à des attaques hybrides contre les infrastructures critiques polonaises, dans le but de paralyser le fonctionnement de l’État », a-t-il martelé.
Poursuivant son propos, M. Gawkowski a expliqué que des entreprises de gestion de l’eau et des eaux usées, des centrales de chauffage et d’électricité, ainsi que des organismes de l’administration publique polonais, avaient tous été la cible d’attaques, et que le nombre d’incidents impliquant la Russie avait plus que doublé cette année. « Aujourd’hui en Pologne, pendant chaque minute de mon intervention, une douzaine d’incidents visant les infrastructures critiques sont enregistrés », a-t-il ajouté.
La Russie a, à plusieurs reprises, rejeté toute ses allégations, niant toute implication dans des ingérences électorales à l’étranger. Sur place à Varsovie, l’Ambassade de la Russie a fait le choix de ne pas commenter ces accusations, selon « Reuters », recommandant à M. Gawkowski «d’apporter les preuves à ses insinuations ».
Le Premier ministre polonais, Donald Tusk a attribué à des acteurs étrangers une cyberattaque ayant visé en avril les systèmes informatiques de son parti, « la Plateforme civique ». En 2024, la Pologne a déclaré que l’agence spatiale polonaise nationale avait probablement été touchée par une cyberattaque russe. Varsovie et ses alliés ont également accusé Moscou d’être à l’origine d’incendies criminels et de sabotages en Europe, la Russie rejette ces accusations.