Football : Kheira Hamraoui porte plainte contre le PSG pour harcèlement moral

L’ex-joueuse du Paris Saint-Germain, Kheira Hamraoui, a déposé plainte pour harcèlement moral contre son ancien club.

L’information, révélée par Le Monde, a été confirmée jeudi dernier par le parquet de Paris. Le ministère public examine actuellement la plainte afin de déterminer les suites à lui donner : classement sans suite, ouverture d’une enquête, ou autres procédures.

Une mise à l’écart contestée

Milieu de terrain au PSG jusqu’en juin 2023, Kheira Hamraoui accuse le club de l’avoir écartée après sa convalescence, à la suite de son agression en novembre 2021. Une agression sur fond de rivalité présumée avec sa coéquipière Aminata Diallo, aujourd’hui mise en examen, avec six autres personnes. L’ex-internationale française, aujourd’hui joueuse à Al-Shabab en Arabie Saoudite, estime que cette mise à l’écart visait à la pousser vers la sortie.

“Ma cliente a voulu dénoncer, par cette plainte en harcèlement, les méthodes du PSG qu’elle a subies dès lors que, pour des raisons très éloignées de sa valeur sur le terrain, elle a été écartée de l’équipe”, a déclaré son avocat, Me Pascal Garbarini. Il ajoute : “Il est temps que ces atteintes cessent et soient sanctionnées pénalement. La gestion humaine d’une joueuse par son club est aussi importante que ses qualités sportives.”

Parallèlement, Hamraoui a également saisi les prud’hommes pour faire valoir ses droits. Contactée par la presse, elle a refusé de commenter l’affaire. Le PSG, de son côté, ainsi que son avocat Me Antoine Maisonneuve, n’ont pas souhaité réagir.

Un club déjà sous les projecteurs

Le Paris Saint-Germain fait déjà face à d’autres accusations. Kylian Mbappé, désormais au Real Madrid, a récemment déposé plainte contre X pour injures publiques sur les réseaux sociaux, suspectant que certaines publications aient été commanditées par son ancien club. Il s’est également joint à une plainte collective du syndicat des joueurs UNFP contre la pratique du “loft”, consistant à isoler certains joueurs du groupe.

Une enquête confiée à la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP) est en cours sur cette pratique, que certains dénoncent comme du harcèlement moral. Le président de l’association “Les ouvriers du vivre ensemble” (LOVE) a également signalé ces agissements, les qualifiant de discriminatoires.

Laisser un commentaire