Les législatives de dimanche 25 mai au Suriname n’ont pas permis de dégager une majorité entre les deux parties majoritaires. Des tractations avec les autres forces politiques afin de composer un gouvernement et désigner le futur tandem présidentiel sont en cours a indiqué l’AFP.
Au Suriname des tractations ont débuté entre les deux parties dominants et les autres partis afin d’aboutir à la composition d’un gouvernement, au lendemain d’un scrutin législatif qui n’a débouché sur aucune majorité.
Le parti du président sortant Chan Santokhi, le VHP et celui de l’ancien président décédé Desi Bouterse, le NPD conduit par Jennifer Simmons obtiennent chacun entre 17 et 18 sièges au Parlement.
Cinq autres partis font également leur entrée au parlement dont l’APOB de l’actuel vice-président Ronnie Brunswick et le NPS, autrefois en vue, avec chacun 5 à 6 sièges. Selon plusieurs observateurs, ces deux forces devraient tenter de monnayer leur soutien contre des places au sein du futur gouvernement.
Le plus difficile à désormais commencer pour les 51 parlementaires élus. Ils vont devoir décider dans un délai d’un mois maximum après la proclamation des résultats officiels(d’ici deux à trois semaines) des noms des futurs président et vice-président, à la majorité des deux-tiers.
Le scrutin de dimanche s’est déroulé dans un contexte de pleine crise économique et d’inflation grimpante entraînant le départ massif des jeunes de cette ancienne colonie néerlandaise, minée depuis son indépendance en 1975 par des rebellions et coup d’État. Les différents candidats ont rivalisé de promesses mirobolantes misant sur la manne pétrolière attendue dans trois ans avec les exportations « offshore ».
Au sortie de l’isoloir certains électeurs n’ont pas caché leurs attentes. Omar Tariq, livreur a confié à l’AFP que » j’espère vraiment qu’on réussira à faire quelque chose avec tout ce pétrole ». Dans le pays, les attentes sont nombreuses notamment » une meilleure éducation pour nos enfants, de meilleures conditions pour les étudiants », a indiqué à l’AFP une employée de Banque.