L’Argentine ratifie sa sortie de l’OMS et confirme son rapprochement avec les États-Unis d’Amérique

L’Argentine confirme sa décision de sortir de l’Organisation mondiale de la Santé(OMS). Son ministre de la Santé, Mario Lugones, l’a confirmé lundi 26 mai après une réunion avec son homologue américain Robert Kennedy Jr, actuellement en visite à Buenos Aires. Le secrétaire d’État à la Santé américain doit être reçu par Javier Milei ce mardi. Ces annonces et visites illustrent une fois de plus l’alignement du président argentin sur Donald Trump.

Les autorités argentines ont confirmé leur retrait de l’organisation Mondiale de la santé (OMS) lundi 26 mai à l’issue d’une rencontre entre le ministre argentin de la santé et son homologue états-unien, Robert Kennedy actuellement en visite dans le pays et qui sera reçu ce mardi 27 mai, par le Président Javier Milel.

 « Le système doit servir les gens, pas la bureaucratie », peut-on lire dans la déclaration du gouvernement argentin dans laquelle il réitère sa décision de se retirer de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) . Buenos-Aires a fait valoir qu’actuellement « les preuves » indiquent que les recommandations de l’organisme international « ne fonctionnent pas », car « elles ne sont pas fondées sur la science mais sur des intérêts politiques et des structures bureaucratiques qui refusent de revoir leurs erreurs ».

Le gouvernement argentin a annoncé une série d’initiatives en matière de santé « vers un modèle de santé plus libre, plus transparent et plus préventif ». Le document explique qu’une révision structurelle des entités nationales qui composent le système de santé argentin sera réalisée. Selon le ministère, l’objectif est de « réorganiser, mettre à jour et rendre transparents les structures et les processus » qui, depuis des années, fonctionnent avec « des chevauchements, des règles obsolètes et une surveillance insuffisante ».

De même, « le gouvernement national lancera un programme intégré pour examiner et limiter l’utilisation d’additifs synthétiques potentiellement dangereux dans les produits alimentaires, dans le but de protéger la santé de la population – en particulier des enfants – et de réduire l’exposition quotidienne », indique le communiqué, qui s’interroge également sur le rôle de « certains ingrédients utilisés par l’industrie alimentaire » et « leur éventuel lien » avec l’augmentation des maladies chroniques.

D’autre part, informe le document, une réflexion sera lancée sur le recours aux autorisations accélérées « pour les médicaments à très haut coût, notamment ceux destinés aux enfants et aux maladies rares ». Dans ce sens, le gouvernement argentin a déclaré que « l’innovation ne peut justifier des décisions hâtives ou dépourvues de preuves solides » et qu’une discussion technique sera ouverte sur les critères d’approbation, « donnant la priorité à la sécurité des patients et à la durabilité du système, afin que les nouveaux traitements ne se transforment pas en improvisations autorisées ».

Enfin, le ministère argentin de la Santé « se concentrera sur les processus de production, d’approbation et de supervision des vaccins » dans le but de garantir « que les décisions en matière de santé soient fondées sur des preuves publiques, vérifiables et avec des contrôles efficaces ». Le ministère a assuré que « réviser ne signifie pas nier : cela signifie exiger plus de preuves, pas moins » et que cette approche « vise à accroître la rigueur du processus et à renforcer la confiance du public à partir de données comparables, accessibles et vérifiables ».

Ce départ de l’Argentine de l’OMS renforce son rapprochement avec les EUA. L’administration Trump est vents debout contre l’OMS et dans une vidéo diffusée lors de l’assemblée annuelle de l’OMS la semaine dernière, Washington a poursuivi sa démarche de démembrement de l’institution onusienne. Robert Kennedy secrétaire d’État à la Santé a exhorté les autres gouvernements à se retirer de l’agence et à créer d’autres institutions.

Il a affirmé dans son allocution que l’agence de santé des Nations unies subissait l’influence indue de la Chine , de l’idéologie du genre et de l’industrie pharmaceutique. Le président argentin ne cache pas ses affinités, et même son admiration, pour son homologue américain. Sa politique étrangère se résume d’ailleurs en une phrase : alignement total et inconditionnel sur les États-Unis d’Amérique et Israël.

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