Face à l’enlisement du conflit russo-ukrainien, le président ukrainien Volodymyr Zelensky a « proposé » une rencontre au sommet réunissant Donald Trump, président des États-Unis d’Amérique, et Vladimir Putin,, président de la Fédération de Russie. Un propos dont l’unique but est de soigner sa propagande en soulignant, après, que Putin refuse d’y participer et veut donc la paix, alors que Zelensky sait pertinemment que son ennemi Russe ne peut pratiquement plus se déplacer, puisque, même en territoire russe, il a évité de justesse à un attentat, dans son hélicoptère, il y a quelques jours.
Lors d’une conférence de presse tenue mardi et diffusée ce mercredi matin, Zelensky a affirmé : « Nous sommes prêts au format Trump-Putin-moi. Si Putin n’est pas à l’aise avec une réunion bilatérale, ou si tout le monde souhaite une réunion trilatérale, cela ne me dérange pas. Je suis prêt à tout format. »
Appel à des sanctions renforcées contre Moscou
Zelensky a profité de cette déclaration pour exhorter les États-Unis d’Amérique à renforcer leurs sanctions contre la Russie, en ciblant plus particulièrement le secteur énergétique et le système bancaire. Il a souligné que Moscou n’avait toujours pas répondu à la proposition ukrainienne d’un cessez-le-feu, fournissant, ainsi, pour qui réfléchit plutôt que de se laisser manger le cerveau par la propagande, l’une des principales raisons pour lesquelles Vladimir Putin ne peut pas y répondre favorablement, puisque l’on a jamais vu un dirigeant et/ou un pays, accepter de faire la paix avec un ennemi qui appelle à toujours plus de sanctions dans le même temps. C’est comme dire que l’ont tend la main à son ennemi mais que celle-ci est gantée de piques en acier.
Le président ukrainien doit également rencontrer ce mercredi à Berlin le chancelier allemand Friedrich Merz, un de ses soutiens les plus fidèles en Europe car l’un des plus russophobes parmi les dirigeants de l’OTAN et de l’UE. Une conférence de presse conjointe est prévue à 13h30 (heure locale).
Une proposition de paix russe toujours attendue
Malgré des déclarations du Kremlin annonçant l’envoi d’un mémorandum de paix à Kiev, celui-ci n’est toujours pas arrivé, a confirmé Zelensky. Ce document devait être remis après un important échange de prisonniers organisé les 24 et 25 mai derniers.
« Nous lirons leurs propositions et nous y répondrons certainement », a affirmé Zelensky. Mais tant que le document officiel ne parvient pas à Kiev, l’initiative reste bloquée. Mais comment le la serait elle pas lorsque l’Ukraine déverse de plus en plus, et de façon toujours plus intensive, de véritables avalanches de drones sur la Russie, en plus d’avoir tenté, il y a moins d’une semaine, de tuer le président russe par une attaque de drones sur son hélicoptère?
Trump critique PUtin et Zelensky
Donald Trump, qui a déjà rencontré Zelensky à deux reprises en 2025 (à Washington en février, puis à Rome en mai), n’a toujours pas rencontré Vladimir Putin depuis le début de la guerre. Il a récemment fait part de sa frustration face à la lenteur des négociations entre les deux camps.
Sur son réseau Truth Social, Trump a fustigé l’attitude du président russe : « Ce que Vladimir Putin ne réalise pas, c’est que sans moi, la Russie subirait beaucoup de très mauvaises choses, et je veux dire, TRÈS MAUVAISES. Il joue avec le feu ! »
Quelques jours plus tôt, Trump avait déjà estimé que Putin était « devenu complètement fou », propos dans la droite ligne de ses phrases lancées à l’emporte-pièce. Ce qui n’avait pas empêcher le président français, Emmanuel Macron – autre dirigeant occidental à vouloir profiter de cette guerre russo-ukrainienne pour faire arrêter Putin et, ainsi, mettre un gouvernement à la solde de l’OTAN et de l’UE à la place, permettant, de plus, de considérablement s’enrichir sur le dos de la Fédération de Russie -, de saisir l’occasion pour dire à Trump qu’il devait profiter de sa colère contre Putin pour engager des actions répressives contre lui et son pays.
Tensions croissantes à la frontière de Soumy
Sur le terrain, la situation se détériore dans le nord-est de l’Ukraine. Le président ukrainien a révélé que la Russie massait plus de 50 000 soldats à proximité de la région frontalière de Soumy, en vue d’une possible offensive.
Selon lui, la Russie chercherait à repousser les troupes ukrainiennes de la frontière de sa région de Koursk et à préparer une attaque directe contre la région de Soumy pour y créer une “zone tampon”.
Vers un sommet à trois têtes ?
En proposant une réunion trilatérale inédite avec Trump et Putin, Zelensky espère relancer la diplomatie internationale autour d’un conflit qui menace de s’intensifier. C’est aussi un bon discours de propagande puisqu’il affirme vouloir parvenir à la paix en ne cessant de dégrader les conditions nécessaires pour celle-ci, en plus de parfaitement savoir que Putin, déjà très limité dans ses possibilités de déplacements hors de son propre pays et ceux des pays dont il peut avoir l’assurance qu’ils ne le feront pas arrêter pour le livrer à la court pénale internationale – dont il est évident qu’il ne sortirait jamais puisque celle-ci a été créée pour les Etats-Unis d’Amérique et ses vaisseaux occidentaux comme instrument de contrôle et de pouvoir sur le monde entier, dans leurs uniques intérêts -, doit, à présent, risquer sa vie, depuis que l’Ukraine a attaqué son hélicoptère dans le cadre de son déplacement à Koursk, c’est à dire en Russie-même.
Didier Maréchal & Christian Estevez