Une affiche militante, un soutien public retiré : la Marche des fiertés 2025 au cœur d’un double paradoxe

La Région Île-de-France a annoncé ce 5 juin qu’elle retirait sa subvention à l’Inter-LGBT, organisatrice de la Marche des fiertés prévue fin juin à Paris. Une décision motivée par le caractère jugé violent et idéologique de l’affiche officielle de l’événement. Mais au-delà de la polémique immédiate, cette affaire met en lumière un double paradoxe idéologique, révélateur de l’état actuel de certains mouvements dits « progressistes » : la promotion systématique de l’homosexualité au nom des droits individuels, et son alliage étrange avec des courants islamistes qui, dans leur propre doctrine, condamnent fermement ces pratiques.

Le visuel incriminé représente une femme voilée, un enfant dominant un homme affalé au sol tatoué de symboles d’extrême droite, ainsi que des objets (sac, badge) aux couleurs qui rappellent, de manière volontaire ou non, le drapeau palestinien. L’Inter-LGBT parle d’un message antifasciste. Mais la Région, la RATP, et plusieurs autres institutions publiques ont dénoncé une image violente, confuse, et inacceptable pour une action financée par des fonds publics.

Valérie Pécresse, présidente de région, évoque une « incitation à la haine », et dénonce le détournement de l’événement en plateforme politique radicale.

L’affaire serait anecdotique si elle ne révélait pas des contradictions fondamentales au sein du militantisme LGBT occidental. En effet, nombre de ces mouvements soutiennent aujourd’hui des causes politiques ou religieuses comme le combat islamo-palestinien qui rejettent fermement l’homosexualité et prônent même sa répression.

Visuel n’ayant plus rien à voir avec la défense des droits à une sexualité non hétérosexuelle, cette affiche 2025 montre sept personnages, dont un portant le voile (pourtant signe d’infériorité de la femme vis à vis de l’homme dans l’islam) et brandissant une pancarte « Contre l’internationale réactionnaire » (phrase typique du discours idéologique d’extrême-gauche). Une autre personne arbore un triangle rose (le symbole cousu par les « nazis » sur les uniformes des détenus homosexuels dans les camps – sous-entendant que quiconque n’est pas de leur côté est obligatoirement un « nazi ») et une autre plusieurs pin’s dont un avec le drapeau palestinien (prétexte des islamo-gauchiste à la justification de la haine des juifs). Au premier plan, un homme en noir et blanc semble avoir été mis K.-O et tenu par la cravate par un « LGBT » qui se réjouit de son acte (sous-entendant la violence justifiée des « LGBT » envers les hommes blancs de droite, selon l’idéologie woke que celui-ci est la source et la raison de tous les maux de l’humanité).

Il suffit de rappeler que :

Dans les territoires palestiniens, l’Iran, l’Arabie Saoudite, ou le Qatar, les pratiques homosexuelles sont non seulement interdites, mais punies de mort selon la loi islamique.
Ces régimes ou mouvements condamnent également le transgenrisme, vu comme une déviance intolérable.
Même en Europe, des quartiers islamisés voient se multiplier les agressions ou le rejet des personnes LGBT, dans une indifférence politique largement tolérée par les milieux dits « progressistes ».

Ce qui frappe, c’est que les militants LGBT les plus visibles en Occident qui se réclament souvent d’un combat « décolonial », « intersectionnel » ou « antiraciste » se retrouvent à défendre des idéologies qui les condamnent.

Ce phénomène, qualifié par certains penseurs de « suicide moral de la gauche radicale », repose sur une haine commune : celle de l’Occident, du modèle familial traditionnel, des racines chrétiennes ou patriotiques de l’Europe. C’est au nom de cette hostilité qu’on voit fleurir des alliances objectives entre militants queer occidentaux et groupes islamistes, au mépris total des réalités anthropologiques, religieuses et morales de ces derniers.

Loin d’une simple question de financement public, cette affaire pose une question essentielle : peut-on continuer à financer, à promouvoir ou même à tolérer des mouvements qui non seulement vantent des pratiques contraires aux valeurs morales fondamentales de nombreuses sociétés, mais qui en plus pactisent avec des idéologies totalitaires ?

Cette affaire révèle une double dérive :

Une normalisation de l’homosexualité et du transgenrisme, présentés comme des « droits » alors qu’il s’agit de choix contestés, voire condamnés par de nombreuses civilisations, cultures ou religions.
Et une alliance stratégique avec l’islamisme politique, en contradiction totale avec les discours affichés de lutte contre l’intolérance.

La rupture entre certaines institutions publiques et les organisateurs de la Marche des fiertés est sans doute le signe d’un ras-le-bol. Quand la défense d’un lobby minoritaire devient le cheval de Troie d’une idéologie de déconstruction morale, et qu’elle s’appuie sur des alliances avec ceux qui appellent à la mort des homosexuels, la question n’est plus politique : elle est civilisationnelle.

Peut-on rester silencieux face à une idéologie qui, sous couvert de progrès, brouille le bien et le mal, protège ce qui détruit, et justifie l’injustifiable?

Laisser un commentaire