Visé par un mandat d’arrêt de la CPI, Poutine sera absent du sommet des Brics au Brésil

Visé par la justice internationale pour des soupçons de déportation illégale d’enfants ukrainiens, Vladimir Poutine ne participera pas au sommet des BRICS prévu début juillet au Brésil, a annoncé le Kremlin mercredi. En tant que membre de la Cour pénale internationale (CPI), le Brésil aurait été légalement tenu d’arrêter le président russe s’il avait fait le déplacement.(Source : AFP).

Vladimir Poutine fait l’impasse sur un rendez-vous diplomatique majeur. Visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI), le président russe ne se rendra pas au sommet des Brics organisé début juillet au Brésil, a annoncé mercredi 25 juin le Kremlin, précisant que son chef de la diplomatie, lui, y serait.

« Le président participera par vidéoconférence, mais le ministre des Affaires étrangères [Sergueï Lavrov, NDLR] sera présent au Brésil », a déclaré le conseiller diplomatique du président russe, Iouri Ouchakov, ajoutant : « Cela est dû à certaines difficultés dans le contexte des demandes de la CPI. »

Le président brésilien Lula avait affirmé que son homologue russe Vladimir Poutine serait « invité » en tant que membre fondateur, bien qu’il soit visé par un mandat d’arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) pour des suspicions de déportation illégale d’enfants ukrainiens vers la Russie – ce que Moscou nie.

Vladimir Poutine salue régulièrement les Brics, un groupe formé de dix pays émergents, en le présentant comme un contrepoids à l’hégémonie des Occidentaux sur la scène internationale.

Reçu en grande pompe en Mongolie

Le prochain sommet, qui rassemblera Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud, Égypte, Éthiopie, Indonésie, Iran et Émirats arabes unis, se tiendra les 6 et 7 juillet à Rio de Janeiro.

Visé par un mandat d’arrêt de la CPI, Vladimir Poutine est limité dans ses déplacements à l’étranger.

Membre de la Cour pénale internationale, le Brésil se serait retrouvé, en cas de venue du président russe, dans l’obligation de l’arrêter.

Vladimir Poutine n’avait cependant pas été arrêté début septembre en Mongolie, un État membre de la Cour pénale internationale, où il avait été reçu en grande pompe. Oulan-Bator avait ainsi été critiqué par la Cour et l’Union européenne, notamment.

En octobre dernier, le sommet des Brics s’était déroulé en Russie, à Kazan. En revanche, le président russe avait renoncé à participer à celui tenu en Afrique du Sud en août 2023.

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