Guerre en Ukraine : la Russie n’a pas d’« alternative » à la poursuite du conflit, assure le Kremlin après les attaques de Trump

Après le spectaculaire revirement de Donald Trump sur le conflit mardi soir, la Russie montre les muscles ce mercredi. Le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, a assuré que son pays n’avait pas d’« alternative » à la poursuite du conflit. « Nous agissons ainsi pour le présent et l’avenir de notre pays, pour les nombreuses générations à venir. »(Avec : AFP).

Une réponse directe aux propos du président américain. Suite à son entrevue avec Volodymyr Zelensky au siège des Nations unies, Donald Trump avait publié un long message sur son réseau Truth social.

Pour la première fois, il y juge que l’Ukraine « peut regagner son territoire dans sa forme originelle et peut-être même aller plus loin ». « Cela fait trois ans et demi que la Russie mène sans direction claire une guerre qu’une Vraie Puissance Militaire aurait remportée en moins d’une semaine », a-t-il enfoncé.

Le milliardaire n’a pas épargné l’économie russe, allant jusqu’à qualifier le pays de Vladimir Poutine de « tigre de papier » et évoquant de « GROS problèmes économiques ».
Des propos qui n’ont manifestement pas plu au Kremlin : son porte-parole, Dmitri Peskov, a répliqué dès ce mercredi matin. Dans une interview accordée à la radio RBC, il a estimé que le rapprochement avec Washington produisait des « résultats proches de zéro ». Il a ajouté : « Dans nos relations, il existe une piste visant à éliminer les facteurs d’irritation, mais cette piste progresse lentement. »

« La Russie n’est pas un tigre. La Russie est davantage associée à un ours, a-t-il poursuivi. Et les ours de papier n’existent pas ? » Le porte-parole du Kremlin a vanté la « stabilité économique » de son pays tout en reconnaissant qu’il « faisait face à des tensions et des problèmes dans différents secteurs ».

De retour au pouvoir en janvier, Donald Trump avait initié un rapprochement avec Moscou dans l’espoir de mettre un terme au conflit en Ukraine. Mardi, tout en affichant un ton plus favorable à Kiev, il a néanmoins semblé se détacher d’un conflit qu’il avait jadis promis de résoudre en « 24 heures », se contentant de souhaiter « bonne chance à tout le monde ». Il n’a toutefois pas précisé quel rôle les États-Unis pourraient jouer à l’avenir, que ce soit en matière de sanctions contre la Russie, de soutien à l’Ukraine ou de médiation.

Les efforts pour parvenir à une solution diplomatique restent pour l’instant infructueux, les positions de Moscou et de Kiev étant profondément opposées, que ce soit sur les conditions d’un cessez-le-feu ou sur l’éventualité d’une rencontre entre leurs dirigeants.

La Russie, qui contrôle près de 20 % du territoire ukrainien, exige que Kiev lui cède cinq régions et renonce à rejoindre l’Otan. L’Ukraine, de son côté, rejette ces demandes et réclame le déploiement de forces occidentales pour assurer sa sécurité.

Laisser un commentaire