Guerre en Ukraine : Le chancelier allemand propose de s’appuyer sur les avoirs russes gelés pour prêter 140 milliards à l’Ukraine

Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a suggéré jeudi la mise en place d’un mécanisme européen sophistiqué permettant de prêter 140 milliards d’euros à l’Ukraine en utilisant les avoirs russes gelés comme garantie, sans toutefois procéder à leur confiscation.(Source AFP).

Le chancelier allemand, Friedrich Merz, a proposé jeudi la création d’un mécanisme européen complexe destiné à prêter 140 milliards d’euros à l’Ukraine, en s’appuyant sur les avoirs russes gelés, sans pour autant les confisquer. Trois ans et demi après le début de l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, l’UE s’interroge sur la façon d’utiliser ces milliards de fonds russes pour soutenir Kiev, tout en évitant leur saisie, ce qui pourrait fragiliser l’euro ou compromettre des actifs européens à l’étranger.

Friedrich Merz a rappelé dans un éditorial dans le Financial Times que l’Allemagne était opposée à l’idée d’une confiscation. Mais, selon lui, «une solution viable» serait un prêt sans intérêt de 140 milliards d’euros que Kiev ne remboursera «qu’une fois que la Russie aura compensé l’Ukraine pour les dommages causés par la guerre». «En attendant, les actifs russes resteront gelés», écrit le chancelier.

210 milliards d’euros d’avoirs russes en Belgique

Friedrich Merz note que cette solution, qu’il compte présenter mercredi prochain à Copenhague à ses collègues de l’UE, nécessitera «des garanties budgétaires des États membres» et leur «unanimité» ou à tout le moins le soutien «d’une large majorité d’États». Le 10 septembre, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen avait aussi évoqué l’idée d’un prêt sans toucher «aux actifs eux-mêmes».

Les avoirs de l’État russe à l’étranger ont été gelés après l’invasion de l’Ukraine en février 2022. La plus grande partie, quelque 210 milliards d’euros, se trouve en Belgique, pays membre de l’UE. Les 27 États de l’Union ont déjà décidé d’utiliser les intérêts générés par ces avoirs, soit plusieurs milliards d’euros par an, pour financer l’effort de guerre de l’Ukraine.

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