Trump menace l’industrie cinématographique et les meubles importés : 100% de droits de douane envisagés

Donald Trump s’attaque désormais à Hollywood et au secteur du meuble. Dans une série de messages publiés sur son réseau Truth Social, le président américain a annoncé son intention d’imposer des droits de douane de 100 % sur tous les films produits hors des États-Unis, dénonçant ce qu’il considère comme un « vol » de l’industrie cinématographique américaine.

Hollywood dans le viseur

« Notre industrie cinématographique a été volée aux États-Unis par d’autres pays, comme on vole des bonbons à un bébé », a affirmé Donald Trump, critiquant particulièrement la Californie et son gouverneur, Gavin Newsom. Le président déplore que d’autres pays attirent les studios américains grâce à des incitations fiscales, contribuant au déclin du nombre de tournages aux États-Unis, qui a atteint un plus bas historique à Los Angeles en 2024, hors période pandémique.

En réponse, le Parlement californien a doublé fin juin les crédits d’impôts pour la production cinématographique et télévisuelle, tandis que Gavin Newsom s’était dit prêt à collaborer avec Washington pour mettre en place un plan fédéral de 7,5 milliards de dollars destiné à soutenir l’ensemble de l’industrie.

Les studios et syndicats professionnels avaient auparavant réagi avec prudence aux annonces de Trump, en recommandant plutôt l’accroissement des avantages fiscaux pour maintenir la production américaine sur le territoire national.

Une taxe sur les meubles pour la Caroline du Nord

Donald Trump a également annoncé vouloir imposer des droits de douane substantiels sur les importations de meubles, justifiant cette mesure par le besoin de « redonner à la Caroline du Nord sa grandeur », un État qui aurait selon lui perdu son marché face à la Chine et à d’autres pays. Les détails de cette nouvelle surtaxe n’ont pas encore été précisés.

Des mesures à l’efficacité incertaine

Les observateurs soulignent que ces taxes pourraient ne pas suffire à relancer un secteur en difficulté, d’autant que la concurrence internationale dans le cinéma est soutenue par de nombreux dispositifs fiscaux au Royaume-Uni, en France, en Hongrie ou en Thaïlande. La question de l’impact réel sur la production et l’emploi aux États-Unis reste donc ouverte.

Entre mesures spectaculaires et solutions fiscales locales, Donald Trump semble vouloir redonner une impulsion à des industries qu’il estime affaiblies par la concurrence étrangère. Mais le succès de ces initiatives dépendra autant de leur faisabilité juridique que de leur acceptation par les professionnels concernés.

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