Bachar al-Assad hospitalisé en Russie après un « empoisonnement » : révélations de l’Observatoire syrien des droits de l’homme

Selon un rapport de l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH), Bachar al-Assad, l’ancien président syrien en exil en Russie depuis la chute de son régime en décembre 2024, a été hospitalisé le 20 septembre dernier dans un état critique. L’organisation affirme que le dirigeant déchu aurait été victime d’un empoisonnement, et non d’une simple intoxication alimentaire comme certaines rumeurs initiales l’avaient laissé entendre.

Un état critique suivi de neuf jours d’hospitalisation

L’OSDH rapporte que Bachar al-Assad, âgé de 59 ans, a été admis en soins intensifs dans un hôpital de Moscou après avoir été pris de violents symptômes le 20 septembre. Après neuf jours de convalescence, il aurait quitté l’établissement, son état étant désormais jugé stable.

« Seul son frère, Maher al-Assad, et Mansour Azzam, ancien secrétaire aux affaires présidentielles, ont été autorisés à lui rendre visite pendant son hospitalisation », précise le rapport de l’ONG, qui reste l’une des rares sources indépendantes jugées fiables sur la situation syrienne.

L’empoisonnement se serait produit dans sa villa située près de Moscou, un lieu hautement sécurisé et placé sous surveillance constante des autorités russes.

Une tentative d’assassinat aux motivations floues

D’après l’OSDH, l’origine de l’empoisonnement reste incertaine : il pourrait s’agir d’une erreur ou d’un acte délibéré. Cependant, l’organisation estime que l’objectif de cette tentative pourrait avoir été d’embarrasser la Russie en donnant l’image d’un Kremlin incapable de protéger l’ancien allié syrien du président Vladimir Poutine.

« Seul celui qui a commis l’acte sait si l’objectif était d’éliminer Assad ou d’embarrasser le gouvernement russe », indique le rapport.

L’OSDH insiste néanmoins sur le fait que le gouvernement russe n’aurait joué aucun rôle direct dans cette affaire. Le Kremlin, pour sa part, n’a pas commenté ces révélations.

Des antécédents d’empoisonnement présumés

Ce n’est pas la première fois que Bachar al-Assad est soupçonné d’avoir été victime d’une tentative d’empoisonnement. En janvier dernier, le tabloïd britannique The Sun évoquait déjà une « tentative d’assassinat » ayant laissé l’ex-dirigeant syrien « en difficulté pour respirer ». Aucune confirmation officielle n’avait alors été apportée.

Un dirigeant déchu sous haute surveillance

Renversé le 8 décembre 2024 après plus de deux décennies de règne autoritaire, Bachar al-Assad vit depuis en exil en Russie, où il bénéficie d’une protection étroite mais discrète. Surnommé « le Boucher de Damas » pour la brutalité de sa répression durant la guerre civile syrienne, il demeure une figure controversée et potentiellement embarrassante pour Moscou.

À ce jour, aucune source officielle russe ou syrienne n’a confirmé l’information de l’OSDH. Mais si les faits sont avérés, ils mettraient en lumière les tensions et rivalités persistantes autour de la figure d’Assad, même loin de la Syrie qu’il a dirigée pendant près d’un quart de siècle.

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