Londres : un professeur israélien menacé de décapitation en plein cours par des « propalestiniens » à la City University

Un incident choquant a eu lieu ce mercredi 22 octobre à la City University de Londres, lorsqu’un groupe d’individus masqués « proélastiens » (prétexte principale pour justifier le racisme envers les juifs) a fait irruption dans un amphithéâtre pour menacer de décapiter le professeur Michael Ben-Gad, enseignant en économie d’origine israélienne.

Alors qu’il dispensait son cours, le professeur, qui se décrit comme un « patriote israélien convaincu », a été confronté à des manifestants masqués, portant keffieh, foulards et masques médicaux. Selon ses déclarations à Sky News, « j’ai terminé mon cours et j’ai été interrompu par des manifestants qui se sont postés devant moi et m’ont traité de criminel de guerre et de nazi ».

Une vidéo de l’incident montre l’un des protestataires proférer une menace de décapitation en criant : « Vous avez du sang sur les mains ». Les manifestants ont également qualifié Ben-Gad de « terroriste » en raison de son service dans l’armée israélienne entre 1982 et 1985.

L’attaque s’est produite malgré des mesures de sécurité renforcées autour du professeur, après la distribution sur le campus de tracts le qualifiant de « terroriste ». Une pétition circulant parmi les étudiants affirmait qu’« ils n’auront aucun repos tant que ce terroriste, impliqué dans des crimes de guerre et le meurtre de nos frères et sœurs au Liban et en Palestine, circulera librement dans notre institution ».

Les manifestants ont également critiqué le parcours académique de Ben-Gad, évoquant son poste de maître de conférences à l’Université de Haïfa et qualifiant son travail dans ce qu’ils appellent une « société génocidaire ». Dans un communiqué, ils ont exigé des excuses et appelé l’université à « prendre en compte ces questions fondamentales lors de ses futurs recrutements ».

Malgré ces intimidations, Michael Ben-Gad, enseignant à la City University depuis 2008 et ancien chef de département de 2010 à 2013, refuse de se laisser impressionner. « Personne ne va me faire peur », a-t-il déclaré. « Si l’objectif de la manifestation était d’intimider, il leur faudrait faire bien plus que simplement imprimer un tract, lancer une campagne Instagram ou organiser une petite manifestation. »

L’université lui a proposé un congé payé pour sa sécurité, mais il a refusé : « C’était tentant, mais dans le contexte actuel, je continue d’exercer mes fonctions. Les étudiants ne devraient pas en attendre moins de ma part. »

En soutien au professeur, des centaines d’universitaires ont signé une déclaration condamnant « la campagne de harcèlement ciblée contre Ben-Gad ». Parmi les signataires figurent des professeurs de plusieurs institutions, dont l’Université d’Oxford. Le texte affirme : « Indépendamment des divergences d’opinions sur la guerre de Gaza et l’histoire du conflit israélo-palestinien, nous condamnons toute campagne visant à intimider et à expulser des maîtres de conférences au motif qu’ils sont israéliens, juifs ou membres de tout autre groupe ».

Les universitaires mettent en garde : « Ce type d’attaques est effrayant, en particulier pour les étudiants juifs, et constitue un précédent dangereux. Nous tenons à faire comprendre à ce groupe restreint mais très actif que ses tactiques sont vouées à l’échec. »

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