Les États-Unis ont annoncé l’envoi de troupes en Équateur dans le cadre d’une opération temporaire conjointe destinée à renforcer la lutte contre le narcotrafic, ont indiqué les autorités équatoriennes. Cette coopération intervient dans un contexte de violence liée aux cartels de la drogue en forte hausse dans le pays sud-américain.
Selon le gouvernement équatorien, des militaires américains participeront à des missions de soutien logistique, de renseignement et de surveillance, en coordination avec les forces armées locales. L’opération est présentée comme limitée dans le temps et ne prévoit pas l’installation de bases militaires étrangères permanentes sur le territoire équatorien.
Le président équatorien Daniel Noboa, engagé depuis son arrivée au pouvoir dans une lutte renforcée contre les groupes criminels organisés, a défendu cette coopération comme une réponse nécessaire à la menace croissante du narcotrafic, qui a transformé l’Équateur en une plaque tournante du trafic de cocaïne entre l’Amérique du Sud, l’Europe et les États-Unis.
De leur côté, les autorités américaines soulignent que cette opération vise à renforcer la sécurité régionale et à lutter contre les réseaux criminels transnationaux responsables du trafic de drogue, du blanchiment d’argent et de la violence armée.
Cette annonce suscite toutefois des réactions contrastées dans le pays. Si une partie de la population soutient l’initiative face à l’insécurité grandissante, d’autres voix politiques et associatives s’inquiètent d’une atteinte à la souveraineté nationale, rappelant que l’Équateur avait mis fin en 2009 à la présence militaire américaine permanente sur son sol.
L’opération marque en tout cas un rapprochement stratégique entre Quito et Washington, alors que l’Équateur tente d’endiguer une crise sécuritaire sans précédent, alimentée par la montée en puissance des cartels et des gangs armés.