Un drame survenu lors d’un rassemblement massif.
Mardi 7 janvier 2026, un jeune homme de 18 ans a été tué à Jérusalem lors d’une manifestation d’ultra‑orthodoxes opposés à la conscription militaire. L’incident s’est produit lorsqu’un bus a heurté plusieurs piétons, blessant trois personnes avant d’écraser la victime, qui est décédée sur place. Il n’était pas encore établi si le jeune faisait partie des manifestants.
La police israélienne a arrêté le conducteur du bus et a exclu, dans un premier temps, la piste terroriste.
Une contestation en pleine tension
La manifestation rassemblait des milliers de juifs ultra‑orthodoxes, protestant contre un projet de loi visant à étendre la conscription aux membres de leur communauté, traditionnellement exemptés du service militaire. Selon la police, un petit groupe d’émeutiers aurait tenté de bloquer les routes, provoquant des incidents ponctuels.
Cet événement marque une montée des tensions dans la société israélienne, déjà divisée sur cette question. La conscription des ultra‑orthodoxes est un sujet sensible, certains la considérant comme une injustice envers les autres citoyens soumis au service obligatoire.
Réactions politiques
Le président israélien, Isaac Herzog, a qualifié l’accident de « signal d’alarme » et a appelé à l’apaisement. De son côté, le Premier ministre Benyamin Netanyahou se trouve sous pression : il doit équilibrer le soutien des partis ultra‑orthodoxes de sa coalition et les appels de l’opposition pour une conscription élargie.
Cette tragédie intervient dans un contexte où Israël doit déjà gérer plusieurs fronts politiques et militaires, accentuant les tensions internes autour de la réforme de la conscription.