La contestation sociale s’intensifie et la situation sécuritaire devient critique.Au 11ᵉ jour de manifestations à travers l’Iran, des affrontements armés dans la ville de Lordegan, située à environ 455 km au sud de Téhéran, ont fait au moins deux morts et 30 blessés. Ces incidents surviennent dans un contexte de tensions sociales et économiques croissantes, alors que la population exprime son mécontentement face à la hausse du coût de la vie et à la situation politique. (bfmtv.com)
Des affrontements qui dégénèrent rapidement
Selon l’agence de presse iranienne Fars, la manifestation initialement pacifique de commerçants et citoyens a rapidement dégénéré : des manifestants ont lancé des pierres sur les forces de l’ordre. Des individus armés de fusils militaires et d’armes de chasse ont alors ouvert le feu, provoquant la mort de deux personnes et faisant une trentaine de blessés. Les autorités n’ont pas précisé si les victimes étaient des manifestants ou des forces de sécurité.
Ces violences s’inscrivent dans un mouvement de contestation plus large, qui a touché plusieurs villes du pays, notamment dans le sud et l’ouest, où des affrontements avec les forces de sécurité ont été signalés. Des bâtiments publics et des lieux religieux auraient également été ciblés dans certaines zones, exacerbant la tension. (franceguyane.fr)
L’Australie appelle ses citoyens à quitter le pays
Face à cette détérioration rapide de la sécurité, le gouvernement australien a recommandé à ses ressortissants de quitter l’Iran dès que possible. Canberra qualifie la situation d’“extrêmement volatile” et avertit que la violence pourrait s’intensifier sans préavis. L’ambassade australienne à Téhéran ayant suspendu ses opérations, l’aide consulaire est désormais très limitée pour ceux qui resteraient sur place. (news.az)
Un contexte de contestation persistante
Cette nouvelle flambée de violences intervient alors que le mécontentement social en Iran ne cesse de croître. Les manifestations, initialement motivées par la situation économique et le pouvoir d’achat, se sont étendues à plusieurs provinces et ont parfois dégénéré en affrontements avec les forces de sécurité. Le climat général est exacerbé par une pression économique persistante, des sanctions internationales et un mécontentement populaire durable, notamment dans les zones rurales et parmi les jeunes.
Les violences récentes soulignent également une crise sécuritaire nationale, où les autorités peinent à contrôler les manifestations, et où certains manifestants recourent à des armes à feu, rendant la situation particulièrement instable.
Réactions internationales et inquiétudes
Outre l’Australie, plusieurs pays occidentaux surveillent de près la situation, appelant à la retenue et à la protection des civils. Les organisations internationales s’inquiètent de la détérioration des droits humains et de la sécurité des populations, et plusieurs diplomaties recommandent d’éviter tout déplacement vers les zones touchées par les manifestations.