Kiev renforce son dispositif diplomatique et économique en s’appuyant sur une figure politique occidentale de premier plan. L’ancienne vice-première ministre canadienne Chrystia Freeland a été nommée conseillère spéciale du président ukrainien Volodymyr Zelensky, dans une fonction non rémunérée.
Une nomination symbolique et stratégique
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a annoncé, début janvier 2026, la nomination de Chrystia Freeland comme conseillère spéciale chargée des questions économiques et de la reconstruction. Cette décision intervient alors que l’Ukraine cherche à consolider le soutien de ses alliés occidentaux, tant sur le plan militaire qu’économique, dans un contexte de guerre prolongée avec la Russie.
Le poste confié à l’ancienne responsable canadienne est bénévole, un élément mis en avant par Kiev pour souligner le caractère politique et symbolique de cet engagement.
Qui est Chrystia Freeland ?
Chrystia Freeland est l’une des personnalités politiques les plus influentes du Canada de ces dernières années. Elle a occupé plusieurs fonctions majeures :
• Vice-première ministre du Canada
• Ministre des Finances
• Ministre des Affaires étrangères
D’origine ukrainienne par sa mère, elle a toujours affiché un soutien ferme à l’Ukraine, en particulier depuis l’invasion russe de février 2022. Polyglotte, elle parle notamment l’ukrainien et connaît bien les rouages de la diplomatie occidentale et des institutions économiques internationales.
Un rôle clé dans la reconstruction ukrainienne
Selon la présidence ukrainienne, Chrystia Freeland devra conseiller Volodymyr Zelensky sur :
• l’attraction des investissements étrangers ;
• la coordination avec les partenaires occidentaux ;
• la préparation des programmes de reconstruction économique à moyen et long terme.
Kiev cherche ainsi à anticiper l’après-guerre tout en rassurant les bailleurs internationaux sur la stabilité et la gouvernance future du pays.
Conséquences politiques au Canada
Cette nomination a également un impact sur la scène politique canadienne. Chrystia Freeland a annoncé son retrait du Parlement canadien afin de se consacrer pleinement à sa mission auprès du président ukrainien. Son départ devrait entraîner l’organisation d’une élection partielle dans sa circonscription, dans un contexte politique déjà fragile pour le gouvernement en place.
Réactions contrastées
La décision de Volodymyr Zelensky a été bien accueillie par les soutiens occidentaux de l’Ukraine, qui y voient un renforcement du lien entre Kiev et ses alliés.
À l’inverse, des responsables russes ont dénoncé cette nomination, l’interprétant comme une nouvelle preuve de l’implication politique de l’Occident dans le conflit ukrainien.
Une nomination à forte portée politique
En s’entourant de Chrystia Freeland, Volodymyr Zelensky envoie un message clair : l’Ukraine entend rester étroitement arrimée au camp occidental et préparer activement son avenir économique malgré la guerre. Cette nomination illustre également la dimension internationale du conflit, où diplomatie, économie et politique sont désormais étroitement imbriquées.