Le Cambodge a livré à la Chine Chen Zhi, un magnat sino‑cambodgien accusé d’être à la tête d’un vaste réseau international de cyberfraude, marquant une étape majeure dans la lutte régionale contre la criminalité transnationale. L’extradition a eu lieu le 7 janvier 2026, après plusieurs mois d’enquêtes conjointes et de procédures judiciaires entre Phnom Penh et Pékin.
Un empire économique entaché de crimes
Chen Zhi, fondateur et président du Prince Holding Group, était considéré comme un entrepreneur influent au Cambodge, avec des intérêts dans l’immobilier, la finance et l’aviation. Selon les autorités chinoises, il dirigeait un réseau de scams en ligne, incluant notamment des fraudes sentimentales et financières sur des victimes internationales, causant des pertes colossales.
Outre la Chine, les autorités américaines avaient également lancé des accusations contre Chen Zhi pour fraude électronique, blanchiment d’argent et exploitation de travailleurs forcés dans des centres de scams situés en Asie du Sud‑Est.
Une coopération internationale renforcée
L’extradition a été rendue possible après que Chen Zhi ait été déchu de sa citoyenneté cambodgienne, simplifiant son transfert vers la Chine. Deux autres ressortissants chinois impliqués dans le réseau ont également été remis aux autorités chinoises. Cette opération illustre l’importance de la coopération judiciaire et policière internationale pour combattre les réseaux criminels modernes, souvent organisés à l’échelle mondiale via Internet.
Conséquences économiques et judiciaires
L’affaire a eu des répercussions directes sur le Prince Holding Group et ses filiales :
• La Prince Bank, fondée par Chen Zhi, a été placée en liquidation par la Banque nationale du Cambodge, interrompant toutes ses activités bancaires.
• Des actifs immobiliers et financiers, y compris des cryptomonnaies, ont été gelés ou saisis par les autorités américaines, britanniques et d’autres pays concernés.
Enjeux diplomatiques
Le choix du Cambodge de livrer Chen Zhi à la Chine plutôt qu’aux États‑Unis souligne la dimension diplomatique et stratégique de cette affaire. Phnom Penh cherche à renforcer ses liens avec Pékin tout en répondant aux pressions internationales pour combattre la cybercriminalité transfrontalière.
Pour les experts, cette extradition est un signal fort envoyé aux réseaux criminels internationaux, montrant que la criminalité numérique et la fraude à grande échelle peuvent désormais être poursuivies efficacement, même à travers les frontières.
Bilan
• Personnalité extradée : Chen Zhi, magnat sino‑cambodgien accusé de cyberfraude.
• Date de l’extradition : 7 janvier 2026.
• Accusations : fraude en ligne, blanchiment d’argent, jeux illégaux, exploitation de travailleurs.
• Conséquences : liquidation de la Prince Bank, saisie d’actifs, renforcement de la coopération judiciaire internationale.
L’affaire met en lumière la nécessité d’une coordination globale pour combattre la criminalité numérique, qui touche des victimes dans le monde entier et mobilise de multiples juridictions.