Désarmement du Hezbollah : le Liban franchit une première étape majeure

Le 8 janvier 2026, l’armée libanaise a annoncé avoir achevé la première phase de son plan de désarmement visant les groupes armés non étatiques, dont le Hezbollah. Cette étape concerne principalement le sud du Liban, entre le fleuve Litani et la frontière avec Israël, une région longtemps contrôlée par le mouvement chiite.

Selon l’armée, cette première phase a permis d’établir un monopole effectif de l’État sur les armes dans la zone concernée. Il s’agit d’une avancée majeure dans le processus global de désarmement qui doit ramener toutes les armes sous le contrôle des forces libanaises à l’échelle nationale.

Un processus en plusieurs phases

Le plan de désarmement, élaboré à la suite du cessez-le-feu négocié en 2024 entre le Hezbollah et Israël, se déroule en plusieurs étapes. La phase suivante prévoit d’étendre l’opération au nord du Litani, avec des annonces officielles attendues dès février 2026. L’objectif est de permettre à l’État libanais d’assurer le contrôle exclusif des armes sur tout le territoire national.

Malgré cette avancée, certaines zones restent hors de portée, en particulier celles sous occupation israélienne, et la question des arsenaux non récupérés ou des tunnels à déminer reste un défi majeur.

Réactions et tensions

Si Israël a salué ce désarmement comme un progrès, il a souligné que le Hezbollah continue de disposer d’armes, et que le processus reste donc partiel. De son côté, le Hezbollah a mis en garde le gouvernement libanais contre toute extension du plan au-delà du sud, menaçant de provoquer une instabilité interne si le désarmement se poursuivait.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large visant à renforcer la souveraineté du Liban et à répondre aux pressions internationales, notamment américaines et israéliennes, pour réduire l’influence militaire du Hezbollah.

Enjeux politiques

Le succès de cette première phase marque une étape symbolique pour le Liban, mais il ne règle pas les défis sécuritaires et politiques liés à la présence du Hezbollah. La capacité du gouvernement à poursuivre le désarmement sans provoquer de tensions internes reste un test majeur pour la stabilité du pays et pour les relations régionales, en particulier avec Israël et l’Iran.

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