Mexique : Sheinbaum exclut toute présence de troupes américaines sur le sol mexicain

Une réponse ferme aux pressions américaines

La présidente du Mexique, Claudia Sheinbaum, a déclaré le 12 janvier 2026 que l’envoi de troupes américaines au Mexique « n’est pas à l’ordre du jour », lors d’une conversation avec le président américain Donald Trump. Cette annonce intervient alors que Washington explore des mesures plus strictes pour lutter contre les cartels de la drogue opérant au Mexique.

Défense de la souveraineté nationale

Sheinbaum a rappelé que toute coopération avec les États‑Unis doit respecter la souveraineté mexicaine. Bien que le gouvernement mexicain soit favorable à des échanges d’informations et à un soutien technique pour lutter contre les réseaux criminels, il refuse toute intervention militaire directe sur son territoire.

Cette position reflète une ligne constante de Sheinbaum depuis son élection, qui consiste à maintenir la coopération avec les États‑Unis sans compromettre l’indépendance nationale.

Coopération, mais sans intervention militaire

La présidente mexicaine a précisé que la lutte contre les cartels pourrait se faire par des moyens diplomatiques, techniques et sécuritaires non militaires, tels que le partage d’informations et l’assistance logistique. Cette approche permet au Mexique de collaborer avec les États‑Unis tout en préservant le contrôle sur son territoire.

De son côté, l’administration américaine a laissé entendre que des opérations terrestres contre les cartels pourraient être envisagées, notamment après des frappes ciblées en mer contre des réseaux de drogue. Cette divergence souligne la nécessité d’un équilibre diplomatique délicat entre les deux pays voisins.

Maintenir l’équilibre diplomatique

Cette discussion entre Sheinbaum et Trump illustre les tensions récurrentes entre coopération et souveraineté. Le Mexique cherche à bénéficier de l’aide américaine pour contrer le trafic de drogue et la violence associée, tout en affirmant sa capacité à déterminer les limites de cette coopération sur son territoire.

Sheinbaum a réaffirmé que toute action future devra respecter le principe fondamental de non-ingérence, un élément central de la politique étrangère mexicaine.

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