Le Canada étudie sérieusement la possibilité d’envoyer un petit contingent de troupes au Groenland, un territoire stratégique de l’Arctique sous souveraineté danoise, dans le cadre d’exercices militaires coordonnés avec ses alliés de l’OTAN. Cette initiative s’inscrit dans un contexte de renforcement de la présence occidentale dans la région arctique, au lendemain de déploiements similaires effectués par plusieurs pays européens.
Une réponse aux tensions géopolitiques
Le Groenland occupe une position stratégique majeure pour la sécurité en Arctique et le contrôle des routes maritimes nordiques. Ces derniers mois, la question de son avenir a été au centre de tensions diplomatiques, notamment à cause de déclarations controversées du président américain Donald Trump sur le territoire.
Face à cette situation, le Canada souhaite soutenir le Danemark et ses partenaires européens en affirmant une présence symbolique mais stratégique dans la région. Le gouvernement canadien souligne que toute action militaire reste strictement encadrée, dans le cadre d’exercices multinationaux, et que la souveraineté du Groenland reste pleinement respectée.
Une initiative multilatérale
Selon les sources, l’envoi éventuel de troupes canadiennes serait limité en effectifs et viserait avant tout à renforcer la coopération en matière de défense arctique au sein de l’OTAN. Ce déploiement s’inscrit dans une démarche collective, après que plusieurs pays européens ont déjà positionné des forces au Groenland pour affirmer la présence occidentale et sécuriser le territoire face aux enjeux géopolitiques croissants dans la région.
Vers une décision finale
La proposition des militaires canadiens doit encore recevoir l’approbation officielle du gouvernement, sous la supervision du Premier ministre. Elle marque cependant un signal clair : le Canada souhaite rester un acteur influent dans l’Arctique et montrer son engagement envers la sécurité collective des alliés occidentaux.
Cette initiative souligne la montée en puissance de l’Arctique sur l’échiquier géopolitique mondial, où climat, ressources naturelles et routes maritimes font de cette région un enjeu stratégique pour plusieurs grandes puissances.