La France s’apprête à lancer l’un des exercices militaires les plus importants de ces dernières années. Baptisé « Orion 26 », il mobilisera plus de 12 500 militaires, environ 1 200 drones, ainsi que 140 avions et hélicoptères, dont une partie opérera depuis le porte-avions nucléaire Charles de Gaulle. L’opération s’étendra sur trois mois, du 8 février au 30 avril 2026, et se déroulera sur différents territoires, en mer, dans les airs, ainsi que dans le cyberespace.
Une mobilisation exceptionnelle
L’exercice mobilisera des forces françaises et des contingents venus d’une vingtaine de pays partenaires, principalement européens, ainsi que des États-Unis, du Canada et des Émirats arabes unis. Il inclut 25 bâtiments de combat, dont le porte-avions Charles de Gaulle, pour des opérations amphibies, aéronavales et de projection de puissance à l’échelle nationale et internationale.
Selon le vice-amiral Xavier de Véricourt, responsable de l’organisation de l’exercice, « Orion 26 » vise à tester la capacité de la France à conduire une coalition internationale et à faire face à des menaces modernes et hybrides. Cela comprend des attaques conventionnelles, des opérations cyber, des menaces aériennes et maritimes, ainsi que des scénarios de guerre électronique.
Des scénarios réalistes et variés
L’exercice simulera différentes phases d’opérations :
• Des opérations amphibies et aéroportées depuis la façade atlantique ;
• Des engagements sur le territoire national, notamment en Champagne, pour tester la coordination entre armée, structures de commandement et alliés de l’OTAN ;
• Des opérations cyber et spatiales, essentielles dans les conflits contemporains où la guerre n’est plus seulement physique.
Les drones joueront un rôle central pour le renseignement, la surveillance et la saturation des systèmes ennemis, tandis que le porte-avions Charles de Gaulle permettra de projeter la puissance aéronavale et de coordonner les opérations maritimes et aériennes.
Un exercice stratégique dans un contexte international tendu
« Orion 26 » s’inscrit dans un contexte géopolitique complexe, marqué par une montée des tensions internationales, la guerre moderne et les risques de conflits hybrides. Il vise à démontrer la préparation et la cohésion des forces françaises et alliées, capables d’intervenir rapidement dans des situations variées.
Au-delà des aspects purement militaires, l’exercice implique aussi une coordination civile et logistique, avec plusieurs ministères français mobilisés pour simuler des réponses complètes aux crises, incluant la sécurité, la gestion des infrastructures et les communications stratégiques.
Une démonstration de puissance et de préparation
Avec l’engagement de ses 12 500 militaires, ses 1 200 drones, ses 140 avions et hélicoptères et son porte-avions nucléaire, la France illustre sa capacité à mener des opérations complexes, intégrant tous les domaines — terrestre, aérien, naval, cyber et spatial. Orion 26 est à ce titre un exercice clé pour préparer l’armée française et ses alliés aux conflits du XXIᵉ siècle, où la rapidité, l’interopérabilité et la flexibilité sont déterminantes.