La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodríguez, a lancé un message fort contre les États‑Unis, déclarant que « les ordres de Washington, ça suffit », lors d’une allocution dimanche dans l’État d’Anzoátegui, à l’est du pays. Elle a appelé les Vénézuéliens à résoudre eux-mêmes leurs affaires politiques internes, sans ingérence étrangère, dans un contexte de tensions croissantes avec Washington.
Une déclaration dans un contexte politique tendu
Les propos de Delcy Rodríguez interviennent plus de trois semaines après une opération américaine spectaculaire au Venezuela, au cours de laquelle le président socialiste Nicolás Maduro a été capturé par des forces américaines. Cet événement a profondément marqué la scène politique vénézuélienne et exacerbé les pressions internationales sur le pays.
Depuis sa nomination comme présidente par intérim, Delcy Rodríguez cherche à affirmer l’autorité du gouvernement vénézuélien et à garantir la souveraineté politique face aux pressions américaines. Ses critiques soulignent la volonté de Caracas de reprendre le contrôle des décisions internes sans subir d’influence extérieure.
Libérations de prisonniers politiques
Parallèlement à cette position ferme vis-à-vis des États‑Unis, le Venezuela a procédé à la libération de plus de 100 prisonniers politiques, selon des organisations de défense des droits humains. Cette mesure s’inscrit dans un contexte de transition politique sous la présidence par intérim et vise à apaiser les tensions internes tout en affirmant la légitimité du gouvernement intérimaire.
Réactions internationales et perspectives
La déclaration de Delcy Rodríguez s’inscrit dans un contexte de relations bilatérales tendues avec les États‑Unis, marquées par des opérations militaires et une forte pression diplomatique. Si Caracas revendique son droit à la souveraineté, Washington continue d’exercer une influence sur la situation politique et économique du pays.
Les analystes estiment que la présidente par intérim cherche à concilier stabilité intérieure et négociations internationales, tout en affirmant une position ferme face aux États‑Unis. La situation reste fragile, et l’évolution politique du Venezuela dépendra autant de la diplomatie internationale que de la capacité du gouvernement à gérer les tensions internes.