Le Venezuela traverse une période de profonds changements politiques et diplomatiques après la capture de l’ancien président Nicolás Maduro et la nomination de Delcy Rodríguez comme présidente par intérim. Dans ce contexte, les États‑Unis ont réaffirmé leur soutien à une transition politique progressive, tandis que l’activiste des droits humains Javier Tarazona a été libéré après plus de quatre ans et demi de détention.
Les États‑Unis appellent à une transition « post‑Maduro »
Le 2 février 2026, la nouvelle cheffe de mission diplomatique des États‑Unis, Laura Dogu, s’est rendue à Caracas pour rencontrer Delcy Rodríguez et des membres de l’Assemblée nationale vénézuélienne. Elle a présenté un plan en plusieurs étapes pour accompagner le pays vers une transition politique durable :
1. Stabilisation du pays
2. Reprise économique et productives
3. Réconciliation nationale
4. Transition politique et préparation d’élections démocratiques
Laura Dogu a souligné que ces mesures étaient essentielles pour sortir le Venezuela de la crise politique et économique qui perdure depuis plusieurs années et pour établir des conditions favorables à la tenue d’élections libres.
Un contexte politique transformé
La capture de Nicolás Maduro représente un tournant historique. Delcy Rodríguez, ancienne vice-présidente, dirige désormais le pays et a procédé à plusieurs nominations, dont celle de Félix Plasencia comme chef de la mission diplomatique aux États‑Unis. Ces démarches visent à normaliser progressivement les relations bilatérales après des années de sanctions et de tensions.
Objectifs diplomatiques et économiques
Les discussions entre les responsables américains et vénézuéliens ont également abordé :
• la stabilisation économique ;
• la reprise des activités productives ;
• la réconciliation nationale ;
• de possibles échanges commerciaux et levées de sanctions sous condition de réformes internes.
Ces initiatives visent à renforcer le rôle du Venezuela sur la scène internationale et à créer un climat favorable pour une transition politique durable.
Perspectives et défis
Malgré ces avancées, la situation reste fragile. Une partie du gouvernement provisoire est perçue comme proche de l’ancien régime, et certains acteurs contestent l’issue de ces changements. Les prochaines semaines seront cruciales pour définir un calendrier concret de transition et préparer le pays à un futur plus stable.
Libération de l’activiste Javier Tarazona
Le 1er février 2026, Javier Tarazona, militant des droits humains et directeur de l’ONG FundaRedes, a été libéré après avoir passé plus de quatre ans et demi en prison. Son arrestation, survenue en juillet 2021, avait été justifiée par des accusations de terrorisme, trahison à la patrie et incitation à la haine, jugées politiquement motivées par la communauté internationale.
Durant sa détention, Tarazona a passé 1 675 jours derrière les barreaux, qu’il a qualifiés de « trop de douleur pour un être humain ». Les conditions de détention et le manque de soins médicaux avaient suscité l’inquiétude des organisations de défense des droits humains.
Accueil et réactions
Sa libération a eu lieu à l’église La Candelaria à Caracas, où il a été accueilli par sa famille. Son frère a déclaré : « Après 1 675 jours… mon frère Javier Tarazona est libre ».
Cette sortie s’inscrit dans le cadre d’une loi d’amnistie générale visant à libérer certains détenus pour motifs politiques. Toutefois, plusieurs centaines de prisonniers politiques restent encore incarcérés.
Perspectives et enjeux
Javier Tarazona a appelé à la réconciliation nationale et au respect des droits civiques. Des organisations comme Amnesty International ont salué sa libération, tout en rappelant que la situation des autres prisonniers politiques demeure préoccupante. Pour de nombreux observateurs, cette libération représente un signal d’ouverture politique, même si la stabilité et le respect des droits humains au Venezuela restent fragiles.
Cette double dynamique la transition politique soutenue par les États‑Unis et la libération de figures de l’opposition pourrait marquer le début d’une nouvelle ère pour le Venezuela, à condition que les réformes soient appliquées et que la réconciliation nationale progresse.