Depuis le 2 février 2026, le poste frontière de Rafah, unique point de passage entre la bande de Gaza et l’Égypte, a été réouvert de manière limitée, permettant à un nombre restreint de Palestiniens de quitter l’enclave. En une semaine, près de 180 personnes ont franchi la frontière, selon des sources locales et des agences de presse.
Une ouverture très encadrée
La majorité des personnes ayant quitté Gaza sont des malades et blessés, souvent accompagnés d’un membre de leur famille. Les autorités imposent des critères stricts pour autoriser le passage, limitant ainsi le flux de sorties. Entre le 2 et le 5 février, environ 135 personnes ont pu traverser la frontière. Ce chiffre est monté à 180 personnes après le passage de 44 personnes supplémentaires dimanche dernier.
La réouverture de Rafah reste très intermittente, le poste ayant été fermé pendant le week-end précédent. Cette situation montre la fragilité et la dépendance de Gaza vis-à-vis de ce point de passage pour les déplacements vers l’extérieur, notamment pour des raisons médicales.
Un contexte humanitaire critique
Le poste de Rafah est la seule frontière terrestre entre Gaza et l’extérieur qui ne passe pas par Israël, ce qui en fait une voie cruciale pour les sorties et l’aide humanitaire. La bande de Gaza demeure confrontée à une crise humanitaire grave, avec un accès limité aux soins médicaux et aux ressources de base.
Cette ouverture limitée intervient alors que la population gazaouie reste bloquée par le blocus, rendant chaque autorisation de sortie vitale pour les malades, blessés et leurs familles.
Perspectives
Malgré cette réouverture partielle, les organisations humanitaires alertent sur la nécessité d’un accès plus large et régulier pour les habitants de Gaza. Le passage de Rafah reste l’une des rares solutions pour les sorties urgentes, et sa gestion continue de dépendre de décisions politiques et sécuritaires.