Une figure de l’opposition vénézuélienne enlevée quelques heures après sa libération de prison

Juan Pablo Guanipa, un leader de l’opposition vénézuélienne proche de María Corina Machado, a été enlevé dimanche 8 février, quelques heures seulement après sa libération de prison, dans un contexte politique déjà très tendu au Venezuela.

Guanipa avait été détenu pendant plus de huit mois dans des conditions largement dénoncées par des organisations internationales de défense des droits humains comme étant de nature politique. Sa libération avait été annoncée comme une mesure progressive de clémence par les autorités vénézuéliennes, sous la présidence intérimaire de Delcy Rodríguez, suite à des pressions diplomatiques et médiatiques.

Cependant, la situation a rapidement dégénéré : selon la famille de Guanipa et des responsables de l’opposition, dix hommes lourdement armés, en civil, l’ont intercepté dans un quartier résidentiel de Caracas et l’ont forcé à monter dans des véhicules non identifiés. Son fils et des témoins oculaires ont confirmé les faits, exprimant leur inquiétude face à ce qui apparaît comme un nouvel épisode de harcèlement contre les figures de l’opposition.

Dans la foulée, le ministère public vénézuélien a annoncé son intention de soumettre Guanipa à une détention à domicile, évoquant des violations présumées des conditions de sa libération, sans fournir de détails supplémentaires. Cette annonce a été perçue par l’opposition et des organisations internationales comme une tentative de justifier un nouvel emprisonnement politique.

Cet événement survient dans un contexte de tensions politiques intenses au Venezuela, où les arrestations et détentions de leaders et militants de l’opposition sont régulièrement dénoncées par les organismes de défense des droits humains. Selon ces observateurs, de telles pratiques alimentent une climat de peur et de contrôle politique, compromettant les perspectives de dialogue démocratique dans le pays.

La communauté internationale suit de près cette affaire, alors que des appels à la libération immédiate de Guanipa et au respect des droits fondamentaux continuent de se multiplier.

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