Le président français Emmanuel Macron a annoncé son intention de nommer Amélie de Montchalin, actuellement ministre de l’Action et des Comptes publics, à la présidence de la Cour des comptes, l’institution chargée de contrôler l’utilisation des fonds publics et d’évaluer les politiques publiques.
Cette nomination doit être confirmée lors du Conseil des ministres prévu mercredi 11 février et ferait d’Amélie de Montchalin la première femme à occuper ce poste dans l’histoire bicentenaire de la Cour. Elle succéderait à Pierre Moscovici, parti début janvier rejoindre la Cour des comptes de l’Union européenne.
Parcours et compétences
Âgée d’environ 40 ans, Amélie de Montchalin possède une solide expérience ministérielle et une expertise reconnue sur les questions budgétaires. Elle a notamment piloté l’adoption du budget 2026, ce qui suscite certaines interrogations sur l’indépendance de la Cour vis-à-vis de l’exécutif.
Réactions politiques
La nomination a suscité des réactions contrastées. Certains élus, comme Éric Coquerel de La France Insoumise, dénoncent un conflit d’intérêts potentiel, estimant qu’il est problématique qu’une ancienne ministre contrôle un budget qu’elle a elle-même contribué à élaborer. D’autres critiques évoquent un possible verrouillage des institutions par l’exécutif à l’approche des élections.
En revanche, les partisans de cette nomination soulignent l’importance historique de cette première et mettent en avant les compétences d’Amélie de Montchalin pour diriger la Cour et garantir la rigueur dans le contrôle des finances publiques.
Cette décision souligne les enjeux politiques et institutionnels autour de la Cour des comptes, qui joue un rôle central dans la transparence et la bonne gestion des fonds publics en France.