La Colombie est secouée par une série d’événements violents touchant des personnalités politiques à quelques mois des élections législatives et présidentielle prévues en 2026. Mardi, le président Gustavo Petro a annoncé avoir échappé à une tentative d’assassinat, tandis qu’une sénatrice indigène, Aida Quilcué, a été enlevée puis libérée dans le sud-ouest du pays.
Tentative d’assassinat du président Petro
Le président Petro a révélé que sa vie avait été menacée alors qu’il se déplaçait en hélicoptère dans le département de Córdoba, au nord de la Colombie. Selon ses déclarations, l’atterrissage prévu a dû être annulé et l’appareil a modifié sa trajectoire sur plusieurs heures pour éviter les tirs potentiels.
Petro a précisé que ces menaces duraient depuis plusieurs mois et étaient attribuées à des réseaux armés liés au trafic de drogue et à des dissidences de l’ex-guerilla des FARC. Ce n’est pas la première fois que le président déclare avoir été ciblé ; il avait déjà signalé une tentative similaire en 2024.
Ces incidents surviennent alors que le pays se prépare pour les élections législatives du 8 mars et la présidentielle du 31 mai 2026, période sensible marquée par des tensions politiques accrues et des risques pour la sécurité des personnalités publiques.
Enlèvement et libération d’Aida Quilcué
Le même jour, la sénatrice indigène Aida Quilcué, militante des droits humains, a été enlevée dans le département du Cauca, dans le sud-ouest du pays. Des hommes armés avaient intercepté son véhicule, déclenchant une alerte immédiate des autorités et de sa communauté.
Heureusement, la sénatrice a été retrouvée saine et sauve quelques heures plus tard, grâce à l’intervention combinée de membres de la communauté locale et des forces de sécurité. Cette zone est connue pour la présence de groupes armés et la culture de coca, ce qui en fait un territoire particulièrement dangereux pour les responsables politiques.
Contexte de la violence politique en Colombie
La Colombie connaît une recrudescence de la violence politique, particulièrement en période électorale. Les menaces contre des élus et candidats reflètent les tensions persistantes entre l’État, les groupes armés dissidents, les narcotrafiquants et d’autres réseaux criminels opérant dans le pays.
Ces événements soulignent la fragilité de la sécurité des personnalités publiques et la nécessité pour le gouvernement de renforcer ses mesures de protection, alors que la Colombie s’apprête à vivre une année électorale décisive.