Après près d’une année de blocage institutionnel, Albin Kurti a été réélu Premier ministre du Kosovo par le Parlement, mettant ainsi fin à une période d’impasse politique qui avait retardé la formation d’un gouvernement et l’adoption du budget national.
Le vote parlementaire, qui s’est tenu récemment à Pristina, a validé le nouveau gouvernement de Kurti avec 66 voix pour et 49 contre sur les 120 sièges que compte l’Assemblée. Cette majorité simple permet au dirigeant nationaliste de reprendre officiellement les commandes de l’exécutif kosovar après une longue période d’instabilité.
Le blocage avait débuté après les élections législatives de février 2025. Bien que le parti de Kurti, Vetëvendosje, ait remporté le plus de sièges, il n’avait pas réussi à former une coalition capable d’obtenir une majorité claire au Parlement, laissant le pays sans gouvernement fonctionnel pendant de nombreux mois.
La réélection de Kurti survient après des élections anticipées organisées en décembre 2025. Ce nouveau scrutin a finalement permis de dégager une majorité suffisante autour de son projet politique, malgré une opposition toujours vive au sein de l’Assemblée.
Dans son discours après le vote, Kurti a insisté sur la nécessité de relever les défis économiques et institutionnels qui freinaient le pays, notamment en adoptant rapidement le budget pour l’année 2026, une étape cruciale retardée par la crise politique. Il a également évoqué la relance des réformes économiques et la consolidation des institutions étatiques.
Une autre priorité affichée est la normalisation des relations avec la Serbie, un volet central de la trajectoire politique du Kosovo. Belgrade continue de refuser de reconnaître l’indépendance du pays, proclamée en 2008, ce qui alimente des tensions persistantes entre les deux capitales. Kurti s’est dit prêt à poursuivre le dialogue sous l’égide internationale pour tenter de faire avancer ce dossier sensible.
Avec ce nouveau gouvernement en place, le Kosovo espère sortir de l’incertitude politique qui a marqué les derniers mois et se tourner vers des réformes internes et une intégration plus poussée dans les institutions européennes.