Les forces américaines ont quitté la base militaire d’al‑Tanf, située dans le sud‑est de la Syrie, à la frontière avec la Jordanie et l’Irak. Cette décision marque un tournant important dans la présence militaire des États-Unis en Syrie, où les troupes américaines étaient déployées depuis 2014 dans le cadre de la coalition internationale contre l’organisation État islamique (ISIS).
Établie à un emplacement stratégique dans le désert syrien, la base d’al‑Tanf servait non seulement à combattre les groupes armés et terroristes, mais aussi à surveiller les mouvements militaires dans cette région sensible. Selon les autorités, le retrait a été effectué de manière ordonnée, avec le déplacement du personnel et du matériel vers une base en Jordanie voisine.
Suite au départ des forces américaines, l’armée syrienne a rapidement pris le contrôle de la base. Le ministère syrien de la Défense a indiqué que les forces gouvernementales ont sécurisé l’installation et commencé à déployer des troupes le long des frontières syro‑iraquienne et syro‑jordannienne. Damas assure que cette reprise s’est faite en coordination avec les États-Unis et que des gardes‑frontières seront prochainement stationnés dans la zone.
La décision de Washington s’inscrit dans une politique plus large de consolidation de sa présence en Syrie, alors que le territoire contrôlé par ISIS a été largement reconquis depuis 2019. Ce retrait reflète également l’évolution des dynamiques politiques et militaires dans la région, notamment les accords entre le gouvernement syrien et certains groupes armés qui étaient soutenus par les forces étrangères.
Le départ des forces américaines de la base d’al‑Tanf renforce la position du gouvernement syrien dans une zone clé et pourrait avoir des implications sur la sécurité régionale, particulièrement autour des frontières avec la Jordanie et l’Irak. Il illustre également la redéfinition de la stratégie militaire américaine en Syrie après plus d’une décennie de présence dans le pays.