Le ministre français de l’Intérieur, Laurent Nuñez, se rendra en Algérie les 16 et 17 février 2026 pour aborder plusieurs dossiers sensibles et relancer le dialogue bilatéral, marqué ces derniers mois par des tensions sur la coopération sécuritaire et migratoire.
Un contexte diplomatique tendu
Les relations entre Paris et Alger sont particulièrement tendues depuis plusieurs mois, notamment sur les questions liées aux reconduites à la frontière et à la lutte contre le terrorisme. Cette visite vise à restaurer une dynamique de coopération et à clarifier plusieurs dossiers en suspens.
Le déplacement de Laurent Nuñez intervient après des échanges préparatoires avec ses homologues algériens, alors que la France souhaite relancer la coopération opérationnelle sur plusieurs thématiques clés.
Des sujets sensibles à l’ordre du jour
Coopération migratoire et OQTF
La France souhaite avancer sur les reconduites à la frontière des ressortissants algériens soumis à une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Jusqu’ici, les réponses d’Alger ont été limitées, ce qui a freiné le rétablissement de retours effectifs vers le pays.
Lutte contre le terrorisme et le narcotrafic
La visite doit également permettre de renforcer la coopération sécuritaire, notamment contre le terrorisme et le trafic de drogue, après une période de ralentissement des échanges opérationnels entre les deux ministères de l’Intérieur.
Le cas de Christophe Gleizes
La situation du journaliste français Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison en Algérie pour « apologie du terrorisme », reste un point de tension majeur dans les relations bilatérales et pourrait être abordée lors des discussions.
Objectif : relancer le dialogue franco‑algérien
Cette visite est perçue comme une première étape pour apaiser les tensions et relancer la coopération bilatérale entre la France et l’Algérie. Elle pourrait également servir de cadre pour traiter les dossiers migratoires et sécuritaires de manière plus opérationnelle, tout en posant les bases d’un dialogue diplomatique plus régulier.
Dans un contexte où les relations franco‑algériennes ont connu plusieurs frictions, ce déplacement marque un signal fort de la part de Paris pour rétablir la confiance et avancer sur les sujets sensibles.