Alors que Moscou annonce un nouveau cycle de pourparlers avec Kiev, les soutiens européens de l’Ukraine poursuivent parallèlement leur appui militaire. Entre diplomatie et livraisons d’armements, la séquence illustre la complexité d’un conflit qui entre dans sa quatrième année.
Le Kremlin confirme une reprise des discussions
Le Kremlin a annoncé le 13 février que de nouvelles négociations avec l’Ukraine se tiendront la semaine prochaine. Le porte-parole de la présidence russe, Dmitri Peskov, a indiqué qu’un accord de principe avait été trouvé pour relancer le dialogue, sans préciser à ce stade le lieu exact ni le calendrier définitif.
Cette déclaration intervient dans un contexte diplomatique sensible, alors que la guerre entre Moscou et Kiev continue de provoquer d’importantes pertes humaines et de peser sur l’équilibre sécuritaire européen.
Genève pressentie pour accueillir les pourparlers
Selon plusieurs sources internationales, les discussions pourraient se tenir les 17 et 18 février à Genève. La ville suisse, régulièrement choisie pour des sommets diplomatiques majeurs, offrirait un cadre neutre pour des échanges sensibles.
Certaines informations évoquent la possibilité d’une participation tripartite incluant la Russie, l’Ukraine et les États-Unis. D’autres options, comme Miami ou Abou Dhabi, auraient été envisagées en amont, sans confirmation officielle.
Moscou et Kiev campent sur leurs priorités
Du côté russe, le président Vladimir Poutine affirme rester ouvert au dialogue tout en réaffirmant la défense des intérêts stratégiques et territoriaux de Moscou.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a confirmé qu’un nouveau cycle de discussions était attendu. Kiev insiste toutefois sur la nécessité de garanties concrètes en matière de sécurité et de souveraineté avant toute avancée vers un accord durable.
Malgré ces initiatives diplomatiques, les combats se poursuivent sur le terrain, ce qui complique les perspectives d’un compromis rapide.
Les principaux points de blocage demeurent :
• le statut des territoires occupés ;
• les garanties de sécurité pour l’Ukraine ;
• les conditions d’un éventuel cessez-le-feu durable.
La reprise du dialogue est perçue comme une étape importante vers une possible désescalade, sans garantie de résultats immédiats.
En parallèle, Oslo renforce le soutien militaire à Kiev
Un accord entre la Norvège et la France
La Norvège a annoncé l’achat d’un important volume de bombes françaises afin de soutenir l’Ukraine face à la Russie. Cet accord bilatéral conclu avec la France vise à accélérer la livraison de munitions et d’équipements demandés par Kiev.
Selon les autorités norvégiennes, l’objectif est de contribuer rapidement à l’effort militaire ukrainien en mobilisant les capacités industrielles françaises.
Les bombes AASM Hammer au cœur du dispositif
Les armements concernés correspondraient aux bombes planantes guidées AASM Hammer, développées par le groupe Safran.
Ces bombes air-sol disposent d’un système de guidage de précision et d’une propulsion additionnelle, permettant d’atteindre des cibles à distance tout en limitant l’exposition des avions lanceurs. Déjà utilisées par les forces ukrainiennes, elles sont considérées comme adaptées aux besoins opérationnels actuels. Le type exact et le volume précis des munitions n’ont toutefois pas été officiellement détaillés.
Un financement conséquent
Le soutien financier norvégien s’élèverait à environ 4,2 milliards de couronnes norvégiennes (près de 371 millions d’euros). La France garantirait, de son côté, un prêt d’environ 3 milliards de couronnes pour faciliter cette coopération industrielle et militaire, permettant d’accélérer les livraisons.
Diplomatie et armement : une dynamique contrastée
Cette séquence met en lumière une double dynamique : d’un côté, la reprise annoncée des discussions diplomatiques ; de l’autre, le renforcement du soutien militaire occidental à Kiev.
Alors que la communauté internationale espère voir émerger les bases d’une solution politique, les États engagés aux côtés de l’Ukraine continuent de consolider ses capacités de défense. Entre négociations et livraisons d’armes, l’évolution du conflit reste suspendue à la capacité des acteurs à transformer le dialogue en avancées concrètes.