Une attaque en plein cœur d’un lieu symbolique
Un homme armé d’un couteau a attaqué des gendarmes vendredi 13 février 2026 en fin d’après-midi sous l’Arc de Triomphe, à Paris, alors que se déroulait la cérémonie quotidienne du ravivage de la flamme du Soldat inconnu.
Les faits se sont produits aux alentours de 18 heures, en présence de militaires assurant la sécurité du site. Selon les premiers éléments communiqués par les autorités, l’homme s’est jeté sur les forces de l’ordre en menaçant directement un gendarme.
Intervention des forces de l’ordre
Face à l’attaque, un gendarme a fait usage de son arme de service afin de neutraliser l’assaillant. Touché par plusieurs tirs, l’homme a été grièvement blessé puis transporté à l’hôpital dans un état critique.
Le gendarme visé a été légèrement blessé au cours de l’agression, sans que son pronostic vital ne soit engagé. Aucun civil n’a été blessé.
Quelques heures plus tard, l’assaillant est décédé des suites de ses blessures, ont confirmé les autorités judiciaires.
Le parquet national antiterroriste saisi
Compte tenu du profil du suspect et du contexte, le Parquet national antiterroriste (PNAT) s’est immédiatement saisi de l’affaire.
Une enquête de flagrance a été ouverte notamment pour :
• tentative d’assassinat sur personne dépositaire de l’autorité publique en relation avec une entreprise terroriste ;
• participation à une association de malfaiteurs terroriste criminelle.
Un magistrat antiterroriste s’est rendu sur place afin de superviser les investigations. Les enquêteurs cherchent à déterminer les motivations exactes de l’assaillant, d’éventuelles complicités et les circonstances précises de son passage à l’acte.
Profil de l’assaillant
L’homme, né en 1978, était connu des services de renseignement. Il était fiché pour radicalisation et avait déjà été condamné pour des faits en lien avec le terrorisme.
En 2013, il avait été condamné en Belgique à une lourde peine de prison pour tentative d’assassinat sur des policiers dans un contexte terroriste. Transféré ensuite en France, il avait été libéré fin décembre 2025 après avoir purgé l’essentiel de sa peine.
Au moment des faits, il faisait l’objet d’une mesure individuelle de contrôle administratif et de surveillance (Micas), l’obligeant notamment à pointer régulièrement au commissariat. Selon plusieurs sources, il n’aurait pas respecté son obligation de pointage peu avant l’attaque.
Des éléments rapportent également qu’il aurait exprimé des intentions violentes à l’encontre de militaires dans les heures précédant son passage à l’acte.
Un lieu hautement symbolique
L’Arc de Triomphe, qui abrite la tombe du Soldat inconnu, est un site majeur de mémoire nationale et un lieu très fréquenté par les touristes. Après l’attaque, un périmètre de sécurité a été immédiatement mis en place autour de la place Charles-de-Gaulle-Étoile, et la station de métro a été temporairement fermée.
L’attaque a ravivé le débat sur le suivi des personnes radicalisées après leur sortie de prison, ainsi que sur l’efficacité des dispositifs de surveillance administrative.
Réactions officielles
Les autorités françaises ont salué le sang-froid des gendarmes intervenus sur place. Le ministre de l’Intérieur et le président de la République ont exprimé leur soutien aux forces de sécurité et ont souligné la détermination de l’État à lutter contre la menace terroriste.
L’enquête se poursuit afin de faire toute la lumière sur cette attaque survenue dans l’un des lieux les plus symboliques de la capitale française.