Lundi 16 février 2026, Yaël Braun-Pivet, présidente de l’Assemblée nationale, a annoncé la suspension de l’accès à l’enceinte parlementaire de Jacques-Elie Favrot, assistant parlementaire du député Raphaël Arnault (LFI). Cette décision intervient après que le nom de M. Favrot a été cité « par plusieurs témoins » dans l’affaire de l’agression mortelle de Quentin Deranque, un jeune homme de 23 ans, à Lyon.
Une affaire qui secoue Lyon
Quentin Deranque est décédé samedi 14 février 2026, à la suite de blessures reçues lors d’une agression qualifiée par les autorités de « lynchage à coup sûr », selon Laurent Nuñez, alors que le jeune homme participait au service d’ordre d’un rassemblement du collectif Nemesis. Ce groupe était venu protester contre une conférence de l’eurodéputée LFI Rima Hassan à Sciences-Po Lyon.
Des accusations contestées
Le collectif identitaire présent sur les lieux a accusé Jacques-Elie Favrot d’avoir participé directement à l’agression. L’intéressé nie formellement ces accusations. Face à cette situation, la présidente de l’Assemblée nationale a estimé que la présence de M. Favrot dans l’enceinte parlementaire pouvait constituer un risque de « trouble à l’ordre public ».
Une mesure conservatoire
Dans un communiqué, Yaël Braun-Pivet a précisé que la suspension de l’accès à l’Assemblée nationale est « à titre conservatoire et sans préjudice des suites de l’enquête judiciaire ». Elle ajoute que « toute autre mesure susceptible d’être prise ne peut l’être que par son député employeur », c’est-à-dire Raphaël Arnault.
Cette décision souligne la gravité de l’affaire et la vigilance des institutions face aux risques de tensions sociales liées à des violences publiques. L’enquête judiciaire est en cours pour déterminer les responsabilités exactes dans cette tragédie qui a profondément marqué la ville de Lyon.