L’Union européenne (UE) a confirmé sa participation à la réunion inaugurale du « Conseil de paix » lancé par Donald Trump, prévue cette semaine à Washington, mais sans devenir membre de cette instance. Cette rencontre vise notamment à aborder la reconstruction de la bande de Gaza après le conflit qui a affecté la région.
Une présence européenne limitée mais symbolique
La Commission européenne sera représentée par Dubravka Šuica, qui se rendra à Washington pour assister à la réunion. L’objectif affiché est de faire entendre la voix de l’UE sur la situation à Gaza, ainsi que sur les questions de cessez-le-feu et de soutien à la reconstruction.
Malgré sa participation, l’Union européenne refuse de devenir membre permanent du Conseil de paix. Cette décision reflète les réserves européennes sur la gouvernance du Conseil, son champ d’action, sa compatibilité avec la Charte des Nations unies, ainsi que les engagements financiers requis pour adhérer, notamment un versement d’un milliard de dollars.
Des interrogations sur le rôle du Conseil
Bruxelles s’interroge sur la nature réelle du Conseil de paix, certaines critiques évoquant une instance qui pourrait fonctionner comme une version « payante » d’un Conseil de sécurité international. Ces réserves ont conduit l’UE à maintenir une distance politique, tout en participant aux discussions sur la reconstruction de Gaza.
Un engagement ciblé
La participation de l’UE se concentre principalement sur la partie de la réunion relative à Gaza, reflétant l’importance accordée par Bruxelles à l’issue du conflit et à la stabilité régionale. L’envoi de Dubravka Šuica souligne la volonté européenne d’être présente dans les discussions internationales sur la paix, tout en restant prudente face à la nouvelle initiative américaine.