Guerre en Ukraine : de nouveaux pourparlers s’ouvrent à Genève entre Ukrainiens, Russes et Américains

De nouveaux pourparlers diplomatiques se sont ouverts les 17 et 18 février 2026 à Genève, réunissant des représentants de l’Ukraine, de la Russie et des États-Unis. Cette nouvelle séquence de négociations intervient alors que la guerre déclenchée en février 2022 approche de sa quatrième année.

Une tentative de relance diplomatique

Ces discussions trilatérales, organisées sous médiation américaine, visent à explorer les conditions d’un possible apaisement du conflit. Les délégations doivent aborder plusieurs dossiers sensibles : la question des territoires occupés, les garanties de sécurité à long terme, ainsi que des aspects humanitaires liés aux civils et aux infrastructures.

Washington joue un rôle central dans cette initiative, cherchant à rapprocher des positions qui demeurent profondément divergentes. Les responsables américains espèrent au minimum établir un cadre de discussion durable, même si aucune percée majeure n’est attendue à court terme.

Des positions toujours éloignées

Les principaux points de blocage restent inchangés.

Moscou maintient ses exigences concernant les territoires ukrainiens sous contrôle russe, notamment dans l’est et le sud du pays, et réclame des garanties de sécurité qui limiteraient l’expansion de l’influence occidentale dans la région.

Kiev, de son côté, refuse toute concession territoriale qu’elle considère contraire à son intégrité souveraine. Les autorités ukrainiennes insistent également sur des garanties de sécurité solides et durables, estimant qu’un simple cessez-le-feu sans engagement international clair risquerait de fragiliser toute paix future.

Des frappes en toile de fond

Ces pourparlers s’ouvrent dans un climat de tension accrue. Dans les jours précédant la rencontre, l’armée russe a mené de nouvelles frappes massives contre des infrastructures ukrainiennes, notamment énergétiques. Selon les autorités de Kiev, ces attaques ont provoqué des coupures d’électricité et fait plusieurs blessés.

Ces opérations militaires alimentent la méfiance entre les deux camps et compliquent les efforts diplomatiques. L’Ukraine accuse la Russie de vouloir négocier tout en poursuivant la pression militaire sur le terrain.

Un accord encore incertain

Malgré la reprise des discussions, les perspectives d’un règlement rapide du conflit apparaissent limitées. Les désaccords sur les questions territoriales et les garanties de sécurité constituent des obstacles majeurs.

Néanmoins, la tenue même de ces pourparlers à Genève est perçue comme un signal diplomatique important, à l’approche du quatrième anniversaire de l’invasion russe. Pour les observateurs internationaux, la priorité immédiate pourrait être l’obtention de mesures partielles comme des avancées humanitaires ou un mécanisme de désescalade plutôt qu’un accord global de paix.

Les prochaines heures de discussions permettront d’évaluer si cette nouvelle tentative diplomatique ouvre la voie à un processus plus structuré ou si elle confirme, une fois de plus, l’ampleur des divisions entre les parties.

Laisser un commentaire