Alors que la mort de Quentin Deranque, jeune Lyonnais de 23 ans, continue de susciter une vive émotion, Jean‑Michel Aulas, candidat à l’élection municipale de Lyon et ancien président de l’Olympique lyonnais, a proposé que son portrait soit affiché sur le fronton de l’hôtel de ville.
Un geste symbolique contre la violence
Dans une tribune publiée récemment, Jean‑Michel Aulas a appelé le maire sortant Grégory Doucet à honorer la mémoire de Quentin en affichant sa photo sur la façade de la mairie. Selon lui, ce geste serait un symbole fort du refus de toute forme de violence et de haine dans la ville et permettrait à Lyon de rendre hommage à l’un de ses fils.
Jean‑Michel Aulas a souligné la nécessité de « choisir clairement un camp » entre ceux qui condamnent la violence et ceux qui la minimisent, appelant ainsi à un engagement moral et politique clair face à ce drame.
Une affaire qui pèse sur la campagne municipale
Cette proposition intervient dans un contexte électoral tendu, à moins d’un mois des élections municipales prévues le 15 mars 2026. Jean‑Michel Aulas est l’un des candidats en lice pour la mairie et ses déclarations font écho à une partie de l’opinion publique fortement marquée par l’affaire Quentin Deranque.
La mort du jeune homme, victime d’une agression violente survenue début février, a entraîné un débat national sur la violence politique et sociale. Des manifestations et marches en hommage à Quentin ont été organisées dans plusieurs villes, accentuant la tension dans le débat public.
Réactions officielles et sécuritaires
Face à ces événements, le maire sortant Grégory Doucet a exprimé sa « vive inquiétude » concernant une marche prévue à Lyon, demandant son interdiction en raison de « risques avérés de troubles à l’ordre public ». Au plan national, le président Emmanuel Macron a également réagi, rappelant que rien ne saurait justifier la violence et appelant à la responsabilité collective face à ce drame.